Actualisée
le 3 septembre 2008
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Visitez aussi
Le point sur
Big Brother - 1 Juil 2007
Le point sur Big
Brother - 2 Août
2007
Le point sur Big
Brother - 3 Sept/Oct
2007
Le point sur Big
Brother - 4 Nov/Dec 2007
Le point sur Big
Brother - 5 Jan/Mars
2008
Le point sur Big
Brother - 6 Avril/Juin
2008
- Une
assistante sociale dénonce un
Sénégalais sans papiers à la police
- Jeux
olympiques : la Chine place des espions dans ses tickets
- Le G8
décide d'intensifier la lutte contre le terrorisme
- Sénat
américain : vote sur une réforme des
écoutes secrètes
- Les
mésaventures du blog 93sang30
- Facebook
et MySpace, source de documentation des procureurs
- La
chancellerie donne des instructions sur "la mouvance anarcho-autonome"
- Les
Noirs interdits de bistrot à Pékin
- A
Pékin, les policières à petits pieds
surveillent les étrangers chevelus
- Italie:
3.000 militaires dans les villes à partir de lundi pour
renforcer la sécurité
- Une
enquête ouverte sur un jeune homme blessé par un
Taser
- Le
renseignement centralisé à l'Elysée
avec la nomination d'un coordonnateur, Nicolas Sarkozy au cœur du
renseignement français et Un système pyramidal et
très centralisé
- ETATS-UNIS
– L’Oregon demande à des malades de se
faire euthanasier
- Un
député UMP de Belfort renvoyé en
correctionnelle
Aucune dictature ne peut exister sans de dévoués collaborateurs immergés dans la population.
Comme je l'avais annoncé
sans grand mérite, il s'est trouvé une
assistante sociale qui n'a pas hésité
à remplir auprès d'un sans papier le rôle
de cheval de Troie et de délation que la police
souhaite donner à ces professionnelles dont la fonction inspire
confiance et humanité. Que nous soyons
affaiblis par la marginalisation forcée ou
imposée ou bien toujours "intégré"
dans la société, nous voilà donc
à présent averti de devoir
activer la
saine paranoïa des temps noirs d'occupation qui
invite à ne pas
faire confiance sans un maximum de précautions
à ceux
qui remplissent des fonctions "officielles" dans la
société, à commencer par celles qui
sont sensées nous vouloir du bien.
Voir aussi sur le sujet:
Prisonnier
de son voisin et gardien de celui-ci.. (Des assistantes sociales
défendent leur droit au secret professionnel)
Retour
vers le passé, version 1942. (Quand la police pousse les
associations à la délation)
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Big Brother et les puces RFID, déjà grands vainqueurs des Jeux Olympiques de Pékin.
Les Jeux Olympiques ne sont pas
qu'une vitrine que les dirigeants chinois veulent garnir de
leurs réalisations pour séduire les clients
occidentaux gourmands en contrats commerciaux et en main
d'œuvre à petits prix, docile et
corvéable. Ils sont aussi l'occasion pour les ouvriers du
Big Brother mondial de profiter
du pays où la surveillance, le contrôle et la
répression sont un art parfaitement
maîtrisé afin de mettre en place le
traçage serré à base de puce RFID
qui s'exportera dans la foulée dans les autres pays du
monde. C'est d'ailleurs certainement une des raisons majeures pour
lesquelles la Chine a été choisie pour accueillir
ces Jeux Olympiques à une date
charnière dans l'avancement de ce qui apparaît de
plus en plus clairement comme le plan global orwellien de mise sous
cloche de l'humanité. Le modèle
chinois qui semble tant fasciner Monsieur Sarkozy, au point qu'il soit
l'un des rares à lui servir de caution occidentale, semble
bien celui que le futur nous réserve.
Haut
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Avis mondial de rétrécissement des libertés restantes.
Je ne sais pas si vous l'avez remarqué,
mais il n'y a qu'un
sujet sur lequel les dirigeants politiques sont
systématiquement unanimes et prêts
à la surenchère, c'est le
terrorisme. Il leur arrive même de forcer
un peu les événements pour rougir les braises de
la peur tout en s'auto fournissant de nouveaux motifs pour
ficher, vidéo filmer, tracer, contrôler,
écouter ou censurer les citoyens.
On ne sera donc pas étonné qu'à
l'occasion de chaque raout mondial ils annoncent un nouveau resserrement
des mailles du Big Brother planétaire
dont on sent bien que l'avènement est vital à
leurs yeux et en tous cas pour.... leur propre avenir.
Ce G8 japonais aura cependant franchi un niveau par l'annonce
de l'emploi
de TOUS les moyens pour lutter contre le terrorisme ce qui
ne nous rassure pas quand on connaît la paranoïa
de certains des participants qui les pousse à confondre
le poseur de bombe hypothétique et le citoyen lambda.
Comme les plus pervers nous ont déjà
montré qu'ils peuvent justifier
leurs actions liberticides par la
volonté de défendre... les droits de l'homme, on
relèvera avec inquiétude le fait qu'ils aient
pris le soin de préciser qu'ils resteront dans le cadre du
respect du droit international et des droits de l'homme, ce qui
laisse justement augurer que ces droits vont se
rétrécir.
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Aux USA l'immunité des écoutes sans contrôle devient définitive grâce... à ceux qui s'y opposaient.
Ce qui est remarquable dans l'adoption de cette législation
hyper liberticide parce que considérant tout
citoyen comme un terroriste, instaurant l'immunité
des "écouteurs" et donc
génératrice de toutes
les manipulations possibles, ce n'est pas la
énième victoire de
l'administration bushienne, mais le fait que les
sénateurs démocrates l'ont votée comme
un seul homme alors qu'ils revendiquaient jusque là la
défense des citoyens et leur droit à poursuivre les
entreprises
de communication qui mettent sous surveillance les lignes
téléphoniques et informatiques sans aucun
contrôle et sans aucune justification.
C'est donc une démonstration de plus que les
"représentants du peuple" - aux Etats-Unis comme ailleurs -
ne représentent que les intérêts
supérieurs du Big Brother planétaire
dès qu'ils doivent progresser et n'ont dès lors aucune
légitimité populaire.
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Nouvelle illustration d'une tendance
révélatrice que
développent actuellement de manière exponentielle
les roitelets
de la république *- de
gauche comme de droite -
dont l'ego est aussi chatouilleux que le vernis est fragile. C'est
d'ailleurs certainement en raison de cette seconde faiblesse de
constitution qu'ils n'hésitent pas à employer
pour leur propre compte les moyens de leur fonction
élective, les lettres de cachet ou parfois les services
expéditifs de missi dominici de l'ombre, pour interdire
coûte que coûte aux manants de leur porter autre
chose que des remarques "constructives", des compliments ou de la
dévotion. Le tout bien entendu au non de la
République. Il est vrai que confortés
par l'exemple venant d'en haut et portés par leur
éthique venant du sous-sol, ils n'ont pas d'autre
possibilité pour protéger l'illusion du
paraître sans laquelle ils n'intéresseraient
personne.
Si la plupart des rois devaient leur longévité
aux fous et à la satire qu'ils encourageaient, les roitelets
républicains n'ont trouvé que la censure pour
faire durer le plus longtemps possible l'illusion de leur
légitimité.
Au-delà de cette bouffonnerie, l'invocation
grandissante
des notions de diffamations, d'atteintes
à l'image et d'
outrages institue un climat qui
conduit à interdire
les formes les plus populaires de la liberté naturelle
d'expression que sont la critique même acerbe,
la caricature, la satire, le pamphlet, qui illustrent bien souvent la
vacuité, les travers, les corruptions ou les
mensonges des personnages publics. Inutile de faire un dessin pour
comprendre où cela mène.
* Il ne s'agit
évidement pas d'un qualificatif affecté
à tous les élus - loin s'en faut - mais
à certains d'entre-eux que la majorité des
citoyens identifient sans grande peine à la grande estime
qu'ils ont d'eux-même, à leur propension
à confondre mandat républicain de gestion et
permis divin et à leur goût pour
l'oligarchie familiale.
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"On
peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui" disait
Pierre Desproges. Le constat peut
être élargi à tout ce
qui est de l'ordre de l'expression de la pensée
car les mots qui la traduisent portent la signification de celui qui
les
lit ou les entend et rarement le sens et la
portée de celui qui les emploie. Il en va de même
pour les actions dont l'interprétation
subjective de la forme peut supplanter leurs objectifs,
leurs causes et la réalité de leurs
conséquences. C'est ainsi que des intentions
obtues, peu honnêtes ou même
manipulées se servent de bribes d'écrits
ou de quelques mots dans une phrase prononcée pour démontrer
l'inverse de ce qu'exprimait le
discours. J'ai constaté personnellement
à quel
point ce filtre
pouvait être important au travers d'un commentaire
trouvé par hasard dans un forum où un
internaute citait mon montage-photo traitant du fichage
Adn des
immigrés. Au lieu de s'en tenir à
l'image et au texte explicite qui l'accompagne, il doutait de
leur objectif et de leur sens sur la seule base que le dossier
dans lequel sont stockés sur mon serveur les pages des
montages-photos est nommé Humour.
Dès lors, si nous avons bien compris que nos
mots et nos actes peuvent être facilement
détournés de leurs sens,
il est important aujourd'hui de se méfier de ceux qui s'en
servent, à
commencer par les "surveillants" et les "procureurs" de la
société dont
les filtres d'interprétation sont manifestement de plus en
plus teintés
de la paranoïa qui animent aussi leurs intentions. En effet,
compte
tenu des moyens
considérables d'observation de nos paroles, de nos faits et
de nos gestes et des lois mis à leur
disposition, les
occasions ne leur manquent pas de trouver pour tout le monde un motif
de condamnation ou même d'embastillage, et peut
être bientôt de
rééducation dans un quelconque camp sur
mesure.
Dans
cette optique, l'encouragement vers la fréquentation des
réseaux
sociaux, des forums et autres lieux d'apparente liberté,
couplés avec la promotion de la notion de tribus sociales
pourraient bien se transformer en un piège
tendu pour favoriser l'expression des états d'âmes.
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Mise en place du prétexte à des lois d'exception "traitant" les citoyens rebelles au système ?
Voir ma chronique sur cette info:
Malheur
à ceux qui ne respecteront plus les dieux et les
maîtres de la société orwellienne.
Haut
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La Chine réssuscite la notion de "populations socialement indésirables", et passe à l'acte.
Le contrôle et la surveillance
ont un double but évident qui est de "gérer"
les populations en les contraignant dans un
schéma d'organisation sociale de type dictatorial et de faciliter
le matage rapide des révoltes qui s'en suivent.
Mais ils sont aussi le
moyen de rationaliser une finalité qui est
beaucoup moins évoquée. En effet, si le
contrôle et la surveillance impliquent un genre
ultime de société dictatoriale, ses
concepteurs ne trouveront la tranquillité qu'à
partir du moment où il n'existera
plus aucun "anti-corps" dans le troupeau humain porteur
du gène
du libre-arbitre, du besoin de liberté
individuelle ou de réaction à l'injustice.
Dès lors, on comprendra aisément que
l'étendue des moyens de contrôle puisse se coupler
avec le croisement des données collectées pour
établir des "profils"
sociaux conformes ou non au système, afin
ensuite de "purifier" la société en
éradiquant les seconds.
Une fois de plus, le modèle chinois destiné
à être exporté partout ailleurs, nous
fournit une préfiguration de cette gestion à
travers sa décision de lutter contre les "fauteurs de troubles potentiels"
et les "populations
socialement indésirables" (sic). En
l'occurrence il s'agit des noirs et des minorités.
Compte tenu de l'état actuel des moyens de surveillance et
de contrôle installés dans nos pays occidentaux et
particulièrement en France, et des mesures qui touchent les
immigrés (pas tous !), la fabrication de chômeurs
jetés dans la pauvreté, les libertaires
de tous poils et globalement tous les délinquants du mauvais
stationnement à la facture EDF impayée
pour cause de perte de salaire en passant par les contestataires
d'injustices, on imagine sans grande peine le type
de "purification" qui se profile.
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Les réflexes inculqués sous l'ère Mao sont plus que jamais utiles à la Chine néo-capitaliste.
La force et la pérennité
d'une dictature dépendent de sa capacité
à susciter suffisamment
de kapos
bénévoles et sans uniformes pour qu'ils
surveillent leurs compatriotes, dénoncent leurs
voisins ou
se constituent en milices populaires spontanées traquant et
liquidant les "anti-corps" de la société et
à fortiori les "corps étrangers". Pour
cela il faut évidement des
volontaires qui n'attendent que ça,
c'est à dire en général des
citoyens qui espèrent du régime des protections,
des prébendes ou des promotions. Si la Chine se montre
aujourd'hui capable
de générer sur ordre
autant de ces surveillants dociles et sans états
d'âme hormis
celui de défendre la Nation, c'est
certainement parce que
les décennies d'emprise totale,
d'isolement avec l'extérieur et de contrôle
du Parti sur le fonctionnement de
la société chinoise ont
installé des
réflexes et une culture qui fait de tout
étranger un ennemi potentiel du pouvoir et donc de la
Chine. Il n'est donc pas étonnant que ce soient les anciens
fonctionnaires (du Parti) qui soient les plus
zélés et dociles dans la traque des "chevelus" comme ils
l'ont été il y a plus de trente ans dans
la chasse aux "étudiants" quand Mao et le Parti de la Bande des Quatre
prônait la révolution
culturelle, ou bien récemment dans la mise à
l'index des produits français
lors de l' "opération Jin
Jing". Ceci démontre que la
formation des populations par le communisme à la sauce des
partis staliniens ou maoïstes est la meilleure base pour
garantir la bonne marche du néo-capitalisme à la
sauce mondialiste.
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Militarisation des villes: L'Italie montre le chemin.
Ce n'est pas un mystère que le
rêve des promoteurs du tout sécuritaire et des
adeptes du Big Brother planétaire est de militariser
la société. C'est aussi le moyen
inévitable auquel ont recours ceux
qui entendent plier les citoyens au type de
société dirigiste dont les théories
ont surtout l'avantage de leur procurer le pouvoir absolu
et les richesses qui vont avec. Ce n'est donc pas une surprise
de constater que les plus en avance dans cette militarisation sont les
dirigeants politiques actuels les plus fascinés par
la puissance de l'argent et les théories
économiques qui reposent sur des concepts guerriers (cible,
conquête de marchés, guerre économique,
stratégie, bataille pour la croissance, etc...). Au rang de
ceux-ci, Messieurs Berlusconi et Sarkozy sont
certainement les plus visibles parce que les moins scrupuleux
ou les moins aptes à la dimension de leur charge et
de leur fonction élective. Si le premier vient de prendre en
un moins une longueur d'avance sur le second d'abord en imposant son immunité
judiciaire totale puis en militarisant les grandes villes,
nous devons nous attendre à ce que le second le suive
rapidement sur ces terrains. Dans tous les cas, gageons qu'ils
prendront tous les deux de bons
conseils auprès des dirigeants chinois -
incontestablement maîtres en matière de
militarisation de la société - puisqu'ils n'ont
pu résister à la tentation de leur
prouver leur amitié (et leur caution) par leurs
présences à la cérémonie
d'ouverture des Jeux Olympique de Pekin.
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Tir de Taser à la tête.... du client. Encore un outrage.
Même si l'ONU considère qu'il
est une arme
pouvant être mortelle et en tous cas un instrument
de torture, le Taser a le charme de ces flingues
qui ne font pas couler le sang et la
séduction de ne pas faire passer ad patres la cible, du
moins selon son constructeur. Bref, de quoi inciter le
shérif des temps modernes à s'en
servir sans inquiétudes éthiques
pour transformer en paralytique le rebelle ou le mouton
sortant du troupeau. C'est probablement en cédant
à cette tentation que l'un d'entre eux s'est
essayé à la rafale de décharges
électriques dans la tête de l'un de ces dangereux
nouveaux citoyens-terroristes, ce que ne permet pas l'usage de l'arme
traditionnelle qui s'en tient réglementairement au tir en
dessous du dessous de la ceinture. On a les expériences
qu'on veut bien tenter.
Blague à part - si j'ose dire car cela est très
inquiétant -
si le parquet consent à faire instruire la plainte du
blessé, il restera encore au représentant de
l'ordre qu'elle vise, la possibilité de faire usage devant
le tribunal de l'arme de défense professionnelle
qu'apporteront sous serment ses collègues témoins
de la scène en assurant que si le tir,
justifié par l'impossibilité de contenir
à plusieurs l'outrage du récalcitrant, a atteint
sa tête c'est
parce qu'il la subrepticement portée
devant le canon. Ainsi va la République.
A lire aussi sur le sujet:
Suisse:
Climat électrique pour les étrangers
indésirables.
Une preuve foudroyante.
La gégène portative
condamnée par l'ONU. Ouf !
Le Taser pour électrifier les
prisons ? Crises cardiaques en vue.
Annonce de bavures à venir avec
"l'arme anti-bavure", le Taser X26.
Avec le drone au Taser, le feu du ciel sera policier.
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Nicolas Sarkozy prend le contrôle de la surveillance des citoyens.
Voir ma chronique sur le sujet: L'appareil de surveillance des citoyens
entre les seules mains du président.
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Du suicide assisté réglementé par la loi à l'élimination des malades puis des inutiles au système.
L'usage monstrueux que fait l'Oregon en
matière de loi sur l'euthanasie assistée pourrait
bien préfigurer ce qui sera très prochainement
généralisé pour la
"gestion" des populations. Comme d'habitude c'est par la
demande de lois réclamées par des citoyens pour
faire cesser
"légalement" des souffrances biens
réelles que se légitimise un principe
qui devient rapidement une arme entre les mains de pervers. De
fait, tant que la loi ne se mêle pas de
réglementer un acte
que le médecin de famille
accomplissait de tous temps pour délivrer de la
souffrance inutile, ce geste reste dans la
sphère de
l'humain, c'est à dire de la
souveraineté du malade et de ses proches. A
partir du moment où on demande aux lois de la
société de se substituer à la
souveraineté du citoyen sur des sujets qui
relèvent de l'humain, on délègue aux
pouvoirs politiques et sociaux l'exclusivité d'une
décision qui devient rapidement entre leurs mains un
"instrument" de gestion au service d'une politique au
mieux déshumanisée et au pire barbare.
C'est exactement vers cette seconde voie que conduit la
légalisation du suicide assisté motivé
par l'état physique d'un malade comme le montre
l'administration rationalisée de l'Oregon. Ainsi demain,
rien n'empêchera de réguler le volume d'occupation
des hôpitaux et des asiles psychiatriques en
expédiant ad patres ceux qui seront
considérés comme
irrécupérables suivant les critères
"légaux" que définiront les "autorités
compétentes" en fonction de leurs objectifs ou de leurs
délires. Il sera ensuite très facile
d'étendre le principe aux prisons, aux chômeurs,
aux rebelles, aux adeptes d'une religion ou d'une
spiritualité, bref à tous les humains qui
ralentissent ou gênent la bonne marche des rouages de la
société idéale.
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Apparition du délit d'outrage non public. En route vers l'Archipel du Goulag.
Si l'emploi de l'outrage à
représentant de l'autorité -
c'est à dire un fonctionnaire ou un élu - est une
arme
pour faire taire les rebelles qui s'utilise de
manière exponentielle, elle est carrément
loufoque et
révélatrice quand celui qui s'estime
"outragé" est
un magistrat, surtout quand il sévit au Parquet.
Loufoque car le "délit" est instruit
et jugé par un collègue du même milieu
contre un "profane",
ce qui revient à lui demander de "venger" le corps
professionnel
tout entier, ce dont il ne se privera évidemment
pas en salant l'addition au passage pour bien montrer qu'on peut compter sur lui (utile pour la carrière).
Révélatrice car elle démontre le
niveau d'amalgame flagrant entre l'individu et la
fonction
qu'il est sensé servir et dont la majorité des
bénéficiaires ne se prive pas d'user, voir
d'abuser. Cet
usage de l'outrage ou de l'injure conduit évidement
à une
situation
de véritable impunité
en interdisant toute contestation d'incompétence, d'abus de
pouvoir ou de malversation quelles que soient les formes que peuvent
prendre les réactions légitimes à
l'injustice. On imagine donc
sans peine
tout ce que le bénéficiaire de l'outrage peut
tirer de
son emploi.
Ce qui est remarquable dans le cas présent c'est que
l'affaire oppose deux
représentants de fonctions qui n'hésitent pas à user de cette procédure contre des citoyens
qui ne
les considèrent pas comme des demi-dieux sacrés
et n'ont
pas peur de les braver.
Mais il y a plus remarquable encore car "l'outrage" présent n'est pas public au sens juridique du terme. Il
s'agit en effet d'une remarque dont la verdeur prononcée in
situ peut être justifiée par la
réaction à une procédure sans forme
judiciaire établie - donc proche de l'abus de
pouvoir - par l'un des deux protagonistes d'un affrontement
politico-personnel entre notables locaux. Dès lors, si
l'emploi du délit d'outrage vient à englober ce
genre de réaction épidermique
prononcée hors public, qu'en sera t'il du sort des citoyens
dont la lecture du courrier ou l'écoute d'une conversation
à leur insu déplairont à l'un de ces
apparatchiks du système ? La réponse est dans la
lecture ou la relecture d'Alexandre Soljenitsyne.
Voir aussi:
Le
délit d'outrage à
représentant de l'autorité: un bon moyen pour
habituer le citoyen à subir l'incompétence,
l'abus de pouvoir et même les bavures.
L'arbitraire et l'excès de pouvoir
légalisé par l'arme judiciaire de l'outrage
à dépositaire de l'autorité publique.
Haut
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