Actualisée
le 12 mai 2008
La
revue de presse qui est mise
à
jour régulièrement est une
sélection
personnelle.

Visitez aussi
La revue de presse - Manipulation 2007
- Sarkozy-Bruni:
Mariage imminent
- Toi
aussi rédige un discours pour Sarkozy et Figures de style
- "Le
billet d'1 euro peut jouer sur le pouvoir d'achat"
- Incendie
du Reichstag: le verdict annulé 75 ans après
- Bientôt
des puces RFID sous la peau des délinquants anglais ?
- Paris-Match
change de slogan
- Drôle
d'imbroglio entre officines et officiels
- "Ne
pas confondre lobbying et groupes de pression"
- Arche
de Zoé : un deal dans l’air
- La
Maison Blanche détruit ses e-mails, la routine
- Pouzilhac
et Ockrent à la tête de France Monde
- La
Shoah en CM2: bonne ou mauvaise idée?
- La
continuité du pouvoir US, derrière la
Maison-Blanche
- Le
taux de chômage au plus bas depuis 1983
- Traités
européens introuvables : un journaliste irlandais
témoigne
- Suspicion
de bourrage d'urne pour les élections à
Foix-rural.
- Perpignan:
la gauche dénonce des irrégularités et
demande l'annulation du scrutin
- Saddam
Hussein non lié à Al-Qaïda selon le
Pentagone
- Cas
Sarkozy, la famille est-elle un plus en finance ?
- Salaire
du Président: Jospin dénonce les
"contrevérités" de Sarkozy
- Brown
veut faire des Britanniques de bons citoyens
- Le
«cyber espion» de l'Elysée
déjà star du web
- Turquie
: vers la suppression du référendum obligatoire
- Privé
d'un jeu télé parce qu'il s'appelle Islam
- L'administration
Bush a manipulé les analystes télé
militaires
- La
haine anti-France en Chine motivée par une mise en
scène?
- MONDES
VIRTUELS • Vos enfants les intéressent
- Lutte
antiterroriste : les agents de la CIA seraient autorisés
à contourner le droit international
Un mariage international pour fêter l'enterrement de ..... la souveraineté française.
Ceux qui connaissent le principe de la relation
de cause à effet dont la maîtrise sert de base de
construction à toutes les manipulations
médiatiques
et en particulier celles du monde politique, ont
apprécié à sa grande valeur l'idylle
entre le PDG de l'Elysée et la sulfureuse butineuse du
show-biz. Comme tous les contes de fées
médiatisés, la mise
en scène très
élaborée est
destinée à voiler
des scénarios ou des
événements dont la réussite
nécessite une très grande discrétion.
En l'occurrence, l'enjeu est ici manifestement d'une grande
importance pour que
l'artillerie lourde soit sortie. En effet, les ingrédients
de la bluette semblent avoir été
composés pour provoquer des
commentaires
négatifs ce qui est très efficace
pour
créer un champ
de réactions qui occulte
l'actualité, "brûle" les
énergies
des opposants potentiels et donne le foin
aux discussions des citoyens. Qu'on en juge:
- Un président deux fois divorcé mais qui affirme
fort devant le pape sa foi catholique tout en fricotant ostensiblement
avec une vedette des tableaux de chasse de la séduction
consommée,
- Un nouveau mariage qui se profile deux mois après
un
divorce non souhaité et qui se concrétise dans
les deux mois suivants,
- Une "élue" d'origine étrangère
appelée à représenter les vertus
françaises mais qui a inscrit et prouvé
l'infidélité sur sa carte de visite,
- Un entremetteur, gourou du marketing, à la fois
à
gauche et à droite mais toujours avec caviar et bronzage
aussi naturel que la consistance de ses slogans publicitaires,
- Une exposition médiatique des escapades amoureuses
où on ne sait plus qui des fonds
privés ou publics sont les plus sollicités,
- et d'autres incongruités choquantes ou antinomiques qu'il
suffit de cueillir en ouvrant un journal.
Bref, tout ceci ne serait qu'un
paravent de fumée bleue-rose pour accompagner
de noirs événements.
La fuite
savamment distillée de la date des noces nous fournie la
clé de la réponse.
Rappel chronologique:
- 29 mai 2005: Rejet
populaire de la constitution européenne
motivé par le refus
de la perte de souveraineté et d'autonomie de la France,
- 13 décembre 2007: Signature
du traité de Lisbonne qui, sous un habillage
différent mais avec un fond identique (et même
élargi), institue la constitution européenne
rejetée préalablement par
référendum populaire et qui enterre
donc définitivement l'existence des
pays européens en tant que nations souveraines,
- 4 février 2008: Modification
de la
constitution française par le Congrès
(députés et sénateurs
réunis) afin de
faire ratifier le traité par les parlementaires puisque le
Conseil constitutionnel a jugé que le traité
était, en l'état, contraire à la
Constitution.
- 7 février 2008: Vote de
la loi de ratification du traité par
les députés
- 8 février 2008: Vote de
la loi de ratification du traité par
les sénateurs - La France
n'a plus de souveraineté !
- 9 février 2008: Mariage
du président
Comme la symbolique est toujours associée à la
manipulation, on notera avec intérêt que
l'enterrement de la souveraineté de la France va
être probablement fêté par
le mariage international de son fossoyeur sous les sunlights
made in Hollywood.
Haut
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Le discours Sarkozien.... Buvez, Eliminez.
La politique a eu ses grands
tribuns
qui étaient aussi de grandes plumes. Ils ont
laissé à l'Histoire des formules qui ne rident
pas car elles portent en elles l'éternité
de leur
signification et la puissance des valeurs humaines
partagées. Qu'elles soient devenues des
symboles
à force d'être
récupérées et mises à la
sauce de ceux qui n'avaient pas la taille pour les écrire,
les a certes galvaudé mais n'a pas
réduit leur portée historique et leur
charge
intemporelle. En faisant appel aux tréfonds de
l'âme, elles ont levé le cœur des
vaillants de
Valmy, fait se dresser les maquisards de tous temps, rendu
léger le paquetage des grognards,
relevé la dignité et la tête des
descendants d'esclaves ou révélé
l'insurgence aux peuples sur
une montagne du coté de Capharnaüm. Toujours, elles
ont été pensées et
prononcées avec la sincérité et la
conviction sans lesquelles elles n'auraient
pas été autre chose qu'un vulgaire
slogan à l'efficacité limitée par
l'instant.
Il y a quelques dizaines d'années des petits malins, pas
plus tribuns que politiques mais assoiffés des liqueurs du
pouvoir, ont compris ce qu'ils pouvaient tirer de la
force populaire que contiennent les formules quand leurs mots
évoquent eux-même une symbolique
évocatrice de grandes valeurs, de grandes joies ou de
grandes douleurs. Puisant abondamment dans les techniques
de manipulation, ils ont transposé à la politique
le principe de la publicité qui est de créer
l'envie par l'illusion des mots ou des images
pour susciter l'achat. La communication politique
était née, sonnant la fin des vrais grands
tribuns
avec leurs grandes idées et tendant le tapis rouge aux
sabots du cheval
de Troie de la médiocrité.
Dans la lignée de ces commerciaux
de la politique, le gouverneur français use et
abuse dans son discours des formules
gonflées à l'hélium,
des affirmations
à contre-sens et des
slogans au
point de forcer la caricature. Formules
choc qui se succèdent
afin
que la réflexion ne vienne pas analyser les
précédentes, usage de mots
réactifs chargés d'opposition pour
réduire le sujet à des sentiments,
faux viol des tabous
par
l'usage de mots populaires afin de placer
le propos hors de contexte du sujet, intonations
de voix pour donner du "coffre" à la forme et créer
l'illusion du fond, citations pour évoquer
le parrainage
de grandes figures incarnant des valeurs opposées
au propos et aux idées du discours, amalgames
et réduction,
questions
fermées et réponses
miroir, etc...
Cette technique à cependant un défaut majeur
capital car elle ne
crée qu'une diversion dont le bénéfice
ne s'empoche que dans l'instant, celui de la non-réflexion
et de la réaction instinctive. C'est
la raison pour laquelle elle condamne son utilisateur
à une hyperactivité,
à une occupation
permanente de l'espace médiatique et
à un usage
constant de la parole sur tout et n'importe quoi afin de ne pas
laisser le temps aux auditeurs de comprendre les mots, de les traduire
dans la réalité et de les confronter au bon sens
et à la cohérence.
Haut
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Le must du pauvre: Le billet d'1€ pour alléger les poches vides et faire riche.
Si
prendre les gens pour des imbéciles c'est faire preuve d'une
arrogance certaine, considérer qu'ils le sont c'est
démontrer la
suffisance de l'ego qui tient lieu
d'intelligence. En la matière voici un
spécimen que l'on
aurait envie d'empailler s'il n'était un produit
courant d'élevage et que sa famille de pensée ne
soit en voie d'expansion par les temps qui courent.
En effet, penser à ce point les outils de la gouvernance-marketing
pour distiller une médiocre
illusion qui n'abuse personne et encore moins ceux qui sont
concernés, en guise de solution à
une réalité mathématique, c'est
à la limite du phénomène de
laboratoire. Quant à la proposer publiquement, à
moins d'être un humoriste impertinent donc talentueux, c'est
donner réalité et illustration aux mots -
injustement prêtés à Marie-Antoinette -
de J-J Rousseau dans ses Confessions
(Livre VI): "Enfin je me rappelai le
pis-aller d'une grande princesse à qui l'on disait que les
paysans n'avaient pas de pain, et qui répondit: Qu'ils
mangent de la brioche. J'achetai de la brioche."
On aurait tord cependant de s'arrêter à l'aspect
stupide de cette production intellectuelle d'un ancien Sup de Co
car elle révèle l'inspiration qui
tient lieu de conscience à son auteur et qui le rattache
à la famille des bâtisseurs de la
gouvernance globale dont la
mise en place d'une monnaie mondiale unique est naturellement
une évidence. Vu sous cet angle, le
parallèle entre un futur billet de 1€ et le
mythique billet de 1$US n'est pas du tout anodin parce que le billet
vert a été conçu, d'une part
dans des conditions économiques similaires et d'autre part
comme une monnaie de faible valeur afin de pouvoir être
détenu par tout le monde et ainsi pouvoir
véhiculer à travers le monde
la symbolique particulière de son graphisme et de
son fameux "In God we trust". En lançant cette
idée du 1€, c'est donc probablement aussi une
manière de préparer
la venue du billet du pauvre - bientôt plus de
80% de la population mondiale - qui pourra s'appeler par exemple le
Mondo ou le Planéto.
Haut
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L'immense majorité des observateurs qui
se sont penchés sur cet épisode
déclencheur de l'Histoire ne pouvait envisager
que Marinus van
der Lubbe fut seul
responsable de l'incendie du Reichstag, quand bien
même il
aurait été l'un des pyromanes, ce qui n'a jamais
été prouvé. Un grand
nombre n'a même pas eu l'ombre d'un
doute sur le rôle
de prétexte qui lui a été
dévolu par ceux-là
même qui avaient intérêt à
électriser les passions pour prendre possession du pouvoir
en sauveur de l'ordre. Toujours est-il qu'il a rejoint le
Panthéon maudit des "instruments" ou l'avait
précédé Ravaillac, Charlotte Corday,
Gavrilo Princip, Raoul
Villain, etc..., et
où l'ont rejoint Lee Harvey Oswald, Sirhan
Sirhan, et beaucoup d'autres encore.
Créer
l'événement pour
déclencher la mise en place d'une solution radicale
est le
B-A BA de la manipulation
de masse. Le temps
que l'analyse de la relation de cause à
effet éclaire les doutes sur les
circonstances de
l'événement et le tour est
joué. Dans l'Histoire plus encore que dans les
faits divers, chercher à qui profite le crime c'est
être certain de suivre la piste du
commanditaire et de son but.
Dès lors comment
ne pas rapprocher l'incendie du Reichtag qui
déclenche immédiatement l'ordre nazi
de
l'écroulement du World
Trade Center qui entraîne dans les deux jours
l'avéèement de l'ordre mondial de Big Brother.
Les
scénarios
sont tellement similaires, l'annonce de l'identité
des coupables si rapide, les incohérences
si troublantes et les "solutions"
si empreintes d'un même
esprit que l'on n'a peu de peine à y
cerner le même
type de commanditaires. La seule différence est
que les "instruments
humains" du 11 septembre 2001 n'auront pas eu besoin
d'être exécutés par décision
de justice et que l'ami Bin Ladin reste introuvable pour mieux
continuer de servir.
Haut
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De la mode du percing branché à l'implantation de la RFID pour tout le monde.
Tout comme la collecte et le fichage des
empreintes ADN, le marquage par puçage
sous-cutané de puces RFID nécessite
une stratégie visant à leur acceptation populaire.
En effet, leur caractère
monstrueux transformant l'humanité en un troupeau de
bétail entraînerait le
rejet
physique, instinctif, naturel et vital de n'importe
quel humain normalement constitué s'il
n'était emballé dans la
justification
par la peur après que le principe
de l'implantation d'un corps étranger dans la chair
ait été banalisé par la mode
ou le signe d'appartenance à une classe
privilégiée.
C'est ainsi qu'a été préparée
la jeunesse aux implants sous-cutanés par la
mode du percing
via les peoples du show-biz et l'effet VIP dans les boites de nuit branchées
fréquentées par la population marginale
la plus manipulable qu'est la jeunesse dorée bling-bling.
Aujourd'hui, s'amorce la phase de puçage
massif de toute la population en commençant par
sa partie
la moins défendable et la plus porteuse de peur donc
justifiant ce moyen de sécurisation.
C'est certainement dans cette
optique que le syndrome du pédophile est si
présent dans les médias depuis une quinzaine
d'années. Bien entendu, tout comme pour les empreintes ADN,
nous passerons immédiatement du pédophile et du
criminel aux délinquants condamnés à
de la prison, puis aux délinquants non
emprisonnés avant de marquer les coupables
"d'incivilités" (non-paiement du stationnement,
fumeurs, etc...) et ceux qui en seront témoins (la police
prend l'habitude de faire aussi un prélèvement
salivaire sur un témoin qu'elle interroge !), et
enfin tous les coupables potentiels, c'est à dire TOUS
les humains dès la naissance.
Provoquer
par la manipulation les bas instincts de la peur pour
susciter la tentation de la domination et la
marginalisation
de l'autre, est le meilleur moyen pour enchaîner.
Voir aussi mon commentaire sur cette info dans la
revue de presse: Contrôle-Surveillance Jan/Fev
2008
Haut
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Paris-Match spécialiste de la mise en scène et de ..... la mise en condition.
Le slogan "Le
poids des mots, le choc des photos" avait
été conçu pour évoquer un
travail
journalistique proche de
l'événement,
à l'aspect brut, réunissant à
égalité les
photos et les commentaires dans un
même viseur sensé restituer l'image et le son du
sujet. Le slogan est resté mais le concept a
évolué jusqu'aux reportages people
tendance XVI° de ces 10 dernières années.
L'évolution était donc prévisible vers
une nouvelle signature en phase avec la commercialisation des illusions
que le pouvoir entend assigner comme fonction à la
presse. Mais pas seulement, car le
nouveau concept de Paris-Match révèle aussi, à mon sens, une
intention de conditionner les lecteurs à une
réalité certaine que préparent les
puissants coreligionnaires de son propriétaire.
En choisissant une signature pléonasme qui fleure
bon le déni de mise en
scène de l'actualité - "la vie est une histoire vraie"
- les caïds de la communication annoncent aussi la mise
en condition par la présentation
de modèles
à fortes densités
émotionnelles ou violentes dans lesquels les lecteurs
pourront
s'identifier d'autant mieux qu'ils les prépareront
à une réalité à venir:
"celui-ci n'est pas un
soldat,
mais mon frère", ou "ceci n'est pas un exploit
sportif, mais des années de sacrifice".
Lecteurs assidus, voici votre prochaine réalité,
celle-là véritable, faite de sang, de sueurs, de
sacrifices et de larmes.
Cette mutation vers un rôle de conditionneur
nécessite
aussi que le support renforce
sa crédibilité
journalistique - même si elle est
également une
illusion - tout en
gardant un pied dans la commercialisation des rêves qui
doivent illustrer pour le bon peuple la présentation des
dirigeants et des stars. C'est ce que confirme
le patron des publications d'Hachette dont fait
partie Paris-Match quand il affirme vouloir le
réinstaller "comme
un hebdomadaire d'information". Rêvez, lecteurs
assidus, à la vie des puissants qui s'occupent de votre bien.
Nous sommes bien loin du journalisme dont la grandeur et l'honneur
faisait écrire à Paul Morand
qu'il compile "l'inventaire
cumulatif
du monde". Mais est-ce encore d'actualité ?
Haut
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Le monde souterrain des Gaspards est aux commandes.
Les initiés savent bien que le
monde de l'invisible est peuplé de monstres, d'esprits
malins et de guides aux multiples visages qui tirent, chaque fois
qu'ils le peuvent, les ficelles du monde visible. Ils n'ont
d'ailleurs pas grand mérite à avoir
cette connaissance à la portée de n'importe quel
détenteur de bons sens, puisque l'invisible
est par définition opposé au visible de sorte que
si ce dernier est régi par des règles et des
valeurs, son opposé s'emploie à les transgresser.
De plus, comme la maîtrise de l'invisibilité du
monde occulte offre l'avantage de pouvoir manipuler
en toute tranquillité le monde visible - disons
plutôt officiel - on est certain de voir
s'épanouir
en priorité dans l'un puis dans l'autre les pervers,
les manipulateurs et les fabricants d'illusions
qui installent le véritable pouvoir sur nos vies.
Compte tenu de l'état actuel nauséabond de la
moralité publique, il n'est pas étonnant de découvrir
ça et là les courageux hommes de l'ombre
derrière les rares "affaires" qui franchissent le cap
médiatique et qui en cachent beaucoup d'autres
plus croustillantes encore car elles fleurent toutes bon - ou
plutôt mauvais - le parfum des réseaux,
des coups
tordus à plusieurs bandes et des barbouzes
publiques et privées dont on serait bien en
peine de savoir qui des
deux sphères manipule l'autre. Par voie de
conséquences, on peut se poser la question de savoir si
la "sortie" de ces affaires n'est pas
elle-même une manipulation.
Vu sous cet angle, il n'est pas inutile de rappeler que l' "affaire"
Clearstream est "sortie" avec la plainte de M. Sarkozy, Ministre de
l'Intérieur qui voulait laver l'honneur de M. Sarkozy,
Ministre des Finances dont le nom figurait dans un listing d'usagers
dont seul le milieu avait connaissance. En clair, le ministre le plus
outillé en matière d'officines publiques de
renseignements, de manipulations et de montages pratiquait la tactique
de Napoléon qui consiste à se défendre
en attaquant préventivement sur la place publique. Au
passage on apprend maintenant qu'il préférait
à ses propres services les réseaux de
l'omniprésent humaniste M. Bauer.
Tandis que Denis Robert paye très cher d'avoir ouvert la
porte pour nous inviter à aller voir plus loin, le volet
judiciaire de l'affaire se résume à la
recherche des responsables de la fabrication d'un vrai-faux-vrai
listing. Un beau travail d'enfumage comme on sait les allumer dans le
monde souterrain des Gaspards.
Haut
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Le lobby des lobbies inspire un député pour rendre légales leurs pressions désintéressées.
Comment
aliéner
le pouvoir politique aux intérêts particuliers
?
Autrement dit, comment transformer
en fantoche celui qui prend
des décisions qui s'imposent à tous au nom
de sa légitimité populaire
?
Deux
conditions sont nécessaires. Il faut d'abord promouvoir dans
l'esprit des citoyens l'idée que la politique est
un
métier réservé à des
individus formés
et sélectionnés dans des cercles de pouvoir
(réseaux humanistes, Sciences Po, ENA, Parti politiques
majeurs, etc...), puis proposer aux électeurs un
choix de pure forme entre plusieurs de ces "professionnels". Comme ces
derniers ne sont en fait que des produits
formatés aux règles
du système et que celui-ci fonctionne sur le
cloisonnement des "compétences",
l'élu s'adjoindra inévitablement des
spécialistes - qui sont en
même temps liés à des
intérêts
particuliers - et s'en remettra à leurs
avis pour prendre des
décisions qui concernent tout le monde. Cette
répartition des
"compétences" généralisée
à tous les secteurs de la société et
qui montre régulièrement la déliquescence
des responsabilités (Outreau, sang
contaminé, etc...) se traduit en politique par la
banalisation de la notion de lobby
importée des Etats-Unis. Cependant comme il reste encore des
bribes
de valeurs républicaines dans la population
et qu'elles sont utiles
pour justifier la légitimité des politiques
d'aujourd'hui, la réalité de
l'existence du lobbying est du domaine
du non-dit ce qui n'abuse d'ailleurs pas grand monde,
mais qui oblige les intéressés à la
contorsion et à la perte de temps de devoir
expliquer en quoi l'intérêt
général gagne à satisfaire
l'exclusivité de l'intérêt particulier.
Comme rien n'arrête les incohérences et le
ridicule au royaume des suffisances, voilà
donc le député qui a trouvé
la solution pour soulager ses confrères. Il lui
suffit simplement de changer
la définition du mot lobby pour en faire un aimable
cénacle d'altruistes animés par le
désir désintéressé de
fournir aux élus l'éclairage qui leur manque.
Il ne reste plus maintenant qu'à voter une loi qui fasse
obligation aux dictionnaires de supprimer la définition
toujours en vigueur du mot lobby (toute
organisation capable d'exercer une pression sur les pouvoirs publics
pour favoriser ses propres intérêts) et
d'en profiter pour réviser la définition des
expressions: représentativité
démocratique, mandat électoral
et
légitimité
populaire.
Haut
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L'Afrique de Papa c'est fini ! Voici celle du fiston. Qu'est ce qu'on dit ? Merci Bwana !
Il n'y a que les 160 morts, le bon
millier de blessés et les méchantes langues qui
trouveront
que le
scénario Tchadien est du pur jus de la
Françafrique de la grande époque Focart,
Banania et Oui Oui Bwana
réunis.
Six aventuriers s'en vont en Afrique enlever 103 gamins qu'ils font
passer pour orphelins afin de les livrer à des familles que
rebutent les formalités
d'adoption légales mais
pas le
petit noir. Manque de pot, ils se font prendre la main dans
le
sac et écopent tout naturellement de 8 ans de travaux
forcés (l'Afrique garde ses charmes coloniaux, car en France
le
tarif c'est perpette !). Heureusement les bougres sont
français,
le
Tchad est une chasse gardée, M.
Sarkozy n'a pas perdu
ses réflexes pasquaïens ni la main corse,
et les
commanditaires sont manifestement assez puissants pour prendre le
risque de s'offusquer en public et agir en privé.
Voilà
donc le commando rapatrié fissa sur le continent comme des
assurés d'Europe Assistance, mais obligé de
satisfaire
pour un temps et de très mauvaise grâce aux
exigences
carcérales dans les geôles françaises.
En fait,
le temps
d'obtenir la grâce de l'humaniste
Président Idriss
Deby qui
doit
à la France sa place et son maintien sur le trône
tchadien. Est-ce la
velléité d'autonomie propre
aux suzerains ou un deal
à deux bandes qui a
poussé ce dernier à faire le difficile sur le
coup
d'éponge gracieux ? Toujours est-il qu'il a fallu la menace
d'un
coup d'Etat sanglant, la présence
des rebelles à quelques
pas de son palais présidentiel, le bruit
des balles et l'amicale
main française offrant in extremis l'exfiltration, pour que
du
jour au lendemain - en fait l'espace d'une visite du ministre
français de la défense - le roitelet africain
renie ce
qu'il avait proclamé il y a deux mois .....et
que par miracle les rebelles abandonnent le combat à
deux mètres de la victoire. On
négocie toujours mieux avec un pistolet sur la tempe surtout
quand c'est le protecteur qui le tient.
Les mauvaises langues diront certainement que le président
tchadien est aujourd'hui encore
plus dépendant du grand frère parisien qui lui
permet
d'embastiller l'opposition locale
après une belle frousse.
Ces impertinents pourront même imaginer que toute
cette
histoire était montée
de toute pièce dès le
départ afin de susciter la réaction logique de la
population tchadienne à l'enlèvement de ses
gamins
et donner ainsi une occasion aux opposants de surfer sur
l'hostilité envers la France dont le président
tchadien
est si proche ....et encore plus maintenant. Ils iront certainement
jusqu'à voir l'ombre
française armant et guidant les rebelles vers Djamena puis
les
plantant le moment venu en changeant de camp après avoir
pris soin d'identifier les
sympathisants.
Evidement,
toutes ces conjectures hypothétiques ne tiennent pas la
route
puisque M. Sarkozy a déclaré haut et fort
dès son
entrée en fonction et avec le ton de la rupture martiale que
dans les relations franco-africaine "Il faut définitivement tourner la
page des complaisances, des officines, des secrets et des
ambiguïtés", même si la mise en
pratique tarde un peu ou que, comme le
prétend le président camerounais Paul
Biya, il s'agit d'une "rupture
dans la forme" mais d'une "continuité dans le
fond".
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Aux Etats-Unis (comme ailleurs), les archives du pouvoir ne contiennent que ce que l'on y a mis.
L'effacement
des mails reçus et envoyés par les locataires de
la Maison Blanche et concernant notamment la période de la
guerre en Irak n'est pas une surprise quand on se souvient des armes
de destruction massive de Saddam Hussein, de la fiole
d'Anthrax de Powell, de l'identification
dans l'heure des kamikazes du World Trade Center tout comme de son
effondrement
hollywoodien, ou des machines
à voter de Floride. La pitoyable et peu
crédible explication est
d'ailleurs de la même veine que pour ces montages
cousus de fils blancs. C'est dire si la technique du
passage en force est la marque de l'esbroufe au
service de la médiocrité, du mensonge
grossier et de l'escroquerie pure et simple. Sur ce point, la famille
de pensée et de philosophie des Bush compte quelques
spécimens passés et présents que la
France abrite aussi.
De toute façon, ce genre de péripéties
ne fait que renforcer
et même confirmer la certitude que les
événements et leurs versions officielles ne
correspondent ni à la réalité, ni aux
motifs invoqués pour les expliquer ou les justifier.
Ceci doit nous inviter à relativiser
la portée des archives d'Etat et des documents
déclassifiés lorsqu'ils sont ouverts
aux chercheurs, historiens et journalistes, non parce qu'ils peuvent
être faux, mais parce qu'ils sont expurgés
de l'essentiel permettant de comprendre reéllement les
véritables raisons des événements et
les rôles effectifs des acteurs connus ou occultes
qui conditionnent notre histoire et écrivent les
versions officielles qui nous tiennent lieu de certitudes. Si pour la
période des Bush c'est une évidence, ce principe
est aussi valable ailleurs et dans tous les temps.
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Ockrent-Kouchner: Family trust sur fonds publics et moralité d'exception.
Ou y a de la gène, y a plus de
plaisir. Comme les
roitelets
et les reinettes (du nom de la grenouille qui enfle) de la
république ne se gênent pas pour prendre leur
plaisir,
cela débouche inévitablement sur les exceptions
républicaines
qu'illustre la monarchie du même nom. En un autre temps on
aurait
appelé le Fait
du Prince ce que l'on nomme aujourd'hui
mafia dans les couches citoyennes dont l'avis n'a d'ailleurs
aucune
espèce d'importance.
Christine Ockrent avait déjà opposé
un
mépris très élitiste aux doutes
de la profession
(et du public) sur le mélange
des genres dont elle est assez
coutumière. On n'est pas reine pour rien et à ce
titre la jurisprudence Drucker ou Schoenberg (Mme Borloo) ne saurait la
concerner ! Voilà
maintenant que son ministre de mari la recrute dans une haute
fonction puisqu'il s'agit de la diffusion de la voix de la France
à l'ensemble de la planète. En passant, on
suppose que
la discussion sur le salaire et les à-coté a du
être
facilitée par le jeu conjoint de la relation
privilégiée entre les parties et surtout par le
fait que
la caisse est publique. Ou il n'y a pas de gène il n'y a que
des avantages.
Précision utile: Le profil hyper élito-europhile
de la journaliste-patron d'exception est
évidement un sérieux atout pour
décider en famille des orientations de France
Monde.
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Une même logique de la lettre de Guy Moquet à la mémoire des enfants juifs. Préparez-vous.
Voir mon analyse: Un habile et curieux appel à la mémoire pour s'habituer au futur en préparation
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Combien de citoyens un peu observateurs et
dotés d'un minimum de bon sens, croient encore qu'un homme,
même hyper doué, brillant et charismatique puisse accéder
à la conduite d'une nation sans avoir
été au préalable
sélectionné, formé, encadré
et mis sur orbite par des réseaux puissants qui
exercent leur véritable pouvoir derrière la
scène politique ? Probablement très
peu car il n'est pas possible d'expliquer autrement les causes
des guerres, de la misère et des malheurs sociaux qui ne
profitent qu'à ces puissances de l'ombre qui ne
sont pas qu'économiques. Cherchez à qui profite
le crime et vous trouverez le responsable. Aux Etats-Unis, nous savons
depuis quelques décennies, notamment grâce
à l'avertissement d'Eisenhower, que le
véritable pouvoir est détenu par le lobby
militaro-industriel dont cet excellent article
liste le nom des marionnettes
ayant occupées la Maison Blanche depuis la fin de la guerre.
Si un doute subsistait, il suffit d'une recherche sommaire sur le web
pour constater que les
fabricants des machines à voter qui ont
crée l'illusion démocratique de
l'élection du dernier en date, sont tous
liés à ...l'industrie de l'armement.
Ce qui est établi aux USA peut aussi l'être
ailleurs et en particulier en France, ne serait-ce qu'à
travers l'existence des mêmes ressorts de l'illusion
démocratique largement relayée par les
médias et du même type de
frénésie à décréter
des lois d'exception qui installent tous les
éléments d'un Etat policier ...qui fait la
fortune des fabricants de joujoux sécuritaires,
lesquels sont aussi des fabricants d'armes.
Le système semble tellement bien rodé et
efficace, comme on a pu le constater dans le choix
pipé lors de la dernière
élection présidentielle française, que
le seul grain de sable qui pourrait le gripper serait de délégitimer
les marionnettes principales en propulsant les petits candidats dont
le pouvoir réel autorise encore la présence en
qualité de faire-valoir. Reste que l'efficacité
de voir transformer un vote en voix réelle est tributaire
...du nombre de machines à voter mises en
place.
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Le nombre des chômeurs réels augmente, mais le chômage baisse. Miracle électoral ou tendance dure ?
On connaît depuis longtemps le slogan
commun à tous les politiques de métier: "Demain, on rase gratis".
Si le mensonge ne fait plus illusion, il
n'empêche pas ceux qui usent de la technique d'arriver
à
leurs fins, c'est à dire de continuer à vivre
sur le dos du mouton.
Il en va ainsi de l'acceptation du système dont on sait
qu'il
est une farce, mais que l'on ne veut pas changer parce qu'il serait le
moins pire. Il ne faut donc pas s'étonner que la
ficelle préférée des manipulateurs
grossisse au fur et à mesure que se réduisent
leurs scrupules.
La variante du jour pour booster les candidats du pouvoir en place
particulièrement mal en point au seuil des
élections du 9
mars, est d'annoncer qu'en à peine 10 mois ledit pouvoir -
plus
exactement son chef - a réussi à faire
descendre le
taux de chômage au niveau de celui de 1983.
Cependant, si la
responsabilité du nouveau Génie des
Carpates
présidentiel dans ce miracle est subliminalement
suggérée, elle risque de ne
pas être assez crédible pour effacer
l'incohérence du chiffre au regard du lot quotidien de
licenciements.
Par contre, en dehors de l'habituel
bidouillage
des chiffres de l'INSEE,
les citoyens-électeurs trouveront certainement plus de
crédibilité comme explications
à
cette baisse (avec deux s), dans les radiations ou la non-prise en
compte du million de Rmistes, les départs en retraite du
papy-boom, la mise à l'écart des
chômeurs de plus de
50 ans, les formations-garage, les plans de reclassement, les inscrits
en intérim mais pas à l'ANPE, et les SDF.
Si on ajoute à ces chômeurs
réels la manipulation
qui consiste à considérer comme
un emploi réel le fait de
travailler une poignée d'heures par semaine à un
taux de rémunération
inférieur au SMIG (environ 300euros/mois !),
comme la majeur
partie des emplois à la personne de M. Borloo, on
comprendra le fondement de la
prophétique promesse présidentielle qui annonce "une
baisse sans précédent du chômage
et accessoirement une nouvelle définition de ce que seront
un emploi et un chômeur.
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Ratification du Traité de Lisbonne: Les Irlandais diront-il oui sans voir les textes ?
Quand il n'y a aucune
arrière-pensée dans les intentions et que
celles-ci soutendent des actions conçues pour être
justes, on n'a évidement rien
à cacher. C'est même le tout le
contraire puisque tout ce qui concourt à
démontrer la justesse des intentions permet de convaincre
les sceptiques. Inversement, quant on en appelle -
généralement de manière hautaine -
à la
confiance en guise de démonstration du bien fondé
des intentions, c'est qu'invariablement il est urgent
de ne pas faire confiance. Pire encore, quand on interdit
l'accès aux moyens de se faire une opinion,
c'est que
les intentions sont manifestement
très mauvaises. Et quand l'opinion n'est même plus
requise, c'est carrément du fascisme.
Parmi les pays qui avaient été
conviés en 2005 à ratifier la constitution, ceux
qui avaient donné leur blanc-seing par
référendum populaire l'avaient fait avec une
participation médiocre et s'étaient
prononcés sur la base d'une "synthèse"
du texte réduit aux grands principes, comme ce
fut le cas en Espagne. Par contre, ceux qui avaient
décliné l'offre l'avaient fait à la
lumière des chausse-trappes relevées par les
citoyens qui avaient pris le temps de lire le pavé
constitutionnel. La suite a démontré de
quelle
manière cette constitution rejetée a
été imposée,
révélant au passage le mode de
gouvernance non
démocratique qui trahie des
décisions futures dont la
concrétisation sera marquée du sceau
commun aux dictatures.
Le peuple irlandais qui est le dernier caillou dans la chaussure des
élites européanistes va donc devoir se prononcer
avant la
fin de l'année sur ce fameux Traité-Constitution sans
avoir la possibilité d'en examiner le contenu
et en étant prié de faire
confiance aveugle aux arguments explicatifs de leurs élus,
ce qui - par parenthèses - renvoie à la
forfaiture de nos propres représentants.
Les deux tiers des Irlandais qui sont
encore indécis et qui tiennent
le sort de la
constitution européenne entre leurs mains,
vont-ils
réaliser l'attente de la majorité des peuples
d'Europe ? L'absence des machines à voter
électroniques de leurs bureaux de vote à
la suite d'un rapport édifiant de la Commission on Electronic Voting,
est certainement une chance supplémentaire pour que
l'opinion populaire se traduise dans les faits.
Un oranger sur le sol Irlandais ? Pourquoi pas
?
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Le bon vieux bourrage des urnes toujours en activité.
Le
bourrage des urnes n'est pas sans risque. Il semble quand
même que certains dont l'ambition pour l'écharpe
républicaine dépasse
allégrement les scrupules de la morale du même
nom, estime que le jeu en vaut la chandelle surtout quand on a un gros
doute sur la
confiance que les électeurs vous portent. Cependant, en plus
d'un penchant
certain pour la manipulation, la
technique requiert du doigté, de la discrétion
et une bonne connaissance de la liste électorale
car il
faut faire coïncider le nombre d'enveloppes
ajoutées à
autant d'électeurs dont on est certain qu'ils ne viendront
pas
voter. Autant dire que le
bénéfice du bourrage d'urne est
réservé aux vieux
routiers tendance caciques bien installés et
bien
entourés, pouvant compter sur des supporters
parés à exécuter la besogne.
Est-ce un réflexe, l'absence des fidèles soutiers
ou l'angoisse d'une défaite possible qui ont conduit cet
élu multi-décénal à mettre
lui-même la main
dans l'urne et à griffonner
en rafale une demi-douzaine de signatures sur la feuille
d'émargement sans se préoccuper des
témoins ? Quoi qu'il en soit et puisque le
délit semble bien constaté, et à la
condition
évidement que la juste sanction républicaine
s'applique - au pénal cela va sans dire ! - voici un des
piliers du Conseil
Général local qui va devoir se passer pour
quelques années de son fauteuil moelleux et du
respect obligé de ses concitoyens. Cependant, au vu de sa réaction
outragée et de son retrait
du lendemain qui semble plus dicté que spontané,
il
n'est pas du tout certain qu'il trouve dans cette
"traversée du désert" l'humilité et la
sagesse
qu'acquièrent les gamins pris les doigts dans le pot de
confiture.
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La magie du vote démocratique: Rien dans les mains, tout dans les poches et les chaussettes.
Le vote qui est aujourd'hui la seule
expression de la démocratie à
laquelle les citoyens sont justes conviés de temps en temps
est aussi le seul exercice un peu aléatoire que les
politiques de métier doivent subir et qu'ils
s'ingénient donc à contrôler.
Même si le plan marketing-publicité, l'arrosage
pré-électoral et l'adoubement des
réseaux plus ou moins visibles remplissent correctement leur
rôle, il reste cependant la problématique de l'électeur
revêche à l'illusion ou mal ciblé.
La manipulation des votes - autrement dit le bourrage
d'urne - est donc la méthode la plus
employée pour faire coïncider ambition et
résultat et forcer une
réalité qui pourrait être
déplaisante. Mais elle n'est pas sans risque puisqu'elle
oblige à une intervention physique dont la
discrétion est parfois difficilement garantie comme vient
d'en faire l'expérience ce président de bureau de
vote perpignanais. Heureusement, un précédent
ministre de l'intérieur a puisé dans la
solution utilisée par le malin G.W Bush le
moyen de rendre invisible la manipulation des bulletins en les faisant
...disparaître tout simplement au profit d'un clavier. En passant
de la manipulation physique à la manipulation
électronique, les illusionnistes de la
politique ont ainsi la possibilité de passer de
la prestidigitation d'amateur à la grande
illusion professionnelle dont les tours sont beaucoup
moins décelables par le public et qui procure
à l'illusion
démocratique une sorte de perfection. De quoi
donner au maire sortant perpignanais le regret de faire voter des morts et des pas encore
nés et d'avoir
préféré investir dans des chaussettes
à contenance élastique plutôt
que dans
les précieuses machines à voter.
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Pour l'Iraq comme pour ailleurs, la vérité sort toujours trop tard. Est-ce un hasard ?
Connaissant le bonhomme, on avait de sérieux
doutes quand il a affirmé que l'Iraq de Saddam
Hussein subventionné par son
vice-président, était la base arrière
de son ex-ami Bin Ladin. On a plus eu beaucoup de doutes le jour
où il a usé de ce prétexte pour lancer
les armées de l'axe du bien à la
conquête du pays pour y installer sa conception de la
démocratie vert de gris. Aussi, quand le Pentagone avoue
aujourd'hui que le
prétexte était bidon, on n'est
évidement pas surpris par ce scoop officiel très
tardif. On pourrait simplement rechercher les raisons qui poussent le
Pentagone à faire cet aveu alors qu'il s'est
employé pendant des années à donner
corps à ce qui n'existait pas et qu'il pouvait
bien continuer à garder le silence sur la
réalité. A ce jeu, on en trouvera au moins deux
qui sont liées entre elles. D'abord, le fait que la
révélation de la supercherie ne peut plus
empêcher ce qu'elle a permis, ce qui est le cas puisque l'Iraq
est durablement à feu et à sang et
que les traces archéologiques de son histoire - qui est
celle de l'humanité - sont
irrémédiablement détruites. Ensuite
parce que le
cynisme est commun à toutes les manipulations perverses
utilisées par les prédateurs.
Bref, cette révélation est l'application pure et
simple de la gestion des temps de la manipulation.
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Les trusts familiaux fers de lance de la privatisation de la société.
La première caractéristique
d'une République bananière est de mélanger
les genres, de diluer
les intérêts et les fonds publics dans des
intérêts et des fonds privés
et de confier
tout cela à une oligarchie héréditaire
qui se répartie les fortunes, les fonctions dirigeantes
et monopolise
les accès à l'une comme à
l'autre par le jeu de la cooptation, de la monarchie
républicaine et
de la corruption. Curieusement, l'Ancien
régime qui pourtant faisait officiellement de
l'hérédité le viatique
légitime pour posséder la richesse et le pouvoir,
n'a jamais atteint les degrés
de cynisme,
d'incohérences
et de médiocrité
qui sont ceux de notre République du XXI°
siècle.
C'est ainsi que l'on constate des incohérences
comme, par exemple, l'omniprésence des énarques
- produit par et pour l'administration publique -
qui pullulent dans les directions des grands groupes
privés. Sont-ils compétents ? A
l'évidence certainement pas puisqu'ils ont
été
formés exclusivement pour une mission
publique et désinterressée dont la
raison d'être, les règles et la fonction sociale
ne sont
pas celles de l'économie privée, qu'ils
n'ont jamais
rien construit seul et avec leurs seuls moyens, et qu'ils seraient
même
infoutus capables de le faire correctement comme l'ont
démontré la kyrielle d'exemples de Jean-Marie
Messier
(Vivendi) aux délires de grandeur de Jean-Yves Haberer
(Crédit Lyonnais).
Mais ce
genre d'incohérences n'est qu'apparentes si on
veut bien considérer la réalité dans
laquelle nous vivons qui est celle de l'économie
mixte ou les responsables du privé et du public
s'entremellent pour abouti à terme à privatiser
concrétement l'ensemble de la société,
c'est à dire à faire passer la
propriété de la richesse et du bien communs dans
les mains de groupes privés dont
les intérêts sont aussi
privés. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la bonne
connaissance du monde de la finance et de l'adhésion
à ses objectifs
sert d'alibi intellectuel
pour confier aux énarques (et assimilés) la
direction d'entreprises vivant de fonds publics ou ayant une vocation
publique*, alors qu'ils n'ont aucune
connaissance du fonctionnement, de la culture ou des
métiers de ces piliers de la société
qui leurs sont gracieusement et fraternellement confiées.
C'est aussi dans cette optique qu'il me semble utile de comprendre l'augmentation
des nominations qui mettent en relation directe des membres d'une
même famille**
représentant des
pouvoirs et surtout des intérêts
théoriquement
différents ***. Plus
que
l'expression d'une république bananière
affranchie de tous scrupules ou d'une franche stratégie
de corruption latente, ces apparentements -
d'autant plus
terribles qu'ils sont familiaux - facilite une externalisation de
la gestion publique avec complicité intérieure
et la main
mise sur l'ensemble de la société d'une
oligarchie mélangeant l'intérêt
collectif public et les intérêts particuliers de
la propriété privée.
* Distribution
d'eau, collecte des
ordures,
infrastructures de transports ou de communication, production
et
distribution d'énergie, etc...
** Ce
qui est flagrant pour les parents d'une même famille
génétique ne doit pas faire oublier les
"familles" d'intérêt que sont les
réseaux pseudo humanistes, les anciens
éléves de grandes écoles, les
fraternités diverses, etc...
*** Ici
les familles Sarkozy ou Strauss-Khan, ailleurs les Kouchner-Ockrent,
Baroin-Drucker, etc...
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De l'indemnité de président élu au salaire de PDG nommé, juste une question d'appréciation.
La mise au point de Monsieur
Jospin sur la réalité de la
rémunération du premier
ministre
qui avait servi d'étalon pour établir le
"salaire"
présidentiel, est venue confirmer que l'alibi
était une fois de plus de l'ordre de l'affirmation qui
accompagne le passage en force. Notez qu'on s'en doutait un
peu.
Accusé
d'être pris
les doigts dans le pot de confiture, le président
avait
fait comme tous les gamins dans le même cas:
Dénoncer les
copains passés avant lui, puis laisser entendre
qu'ils
en ont
pris autant, et enfin affirmer qu'au fond, ce qu'il a
fait n'est
que justice. Cette réponse aux inévitables
réactions de ceux
qui pensaient bêtement que l'exemple doit venir d'en haut
quand
les temps sont difficiles était
évidement de
l'ordre du réflexe.
De ce fait, la polémique sur le fameux 140% d'augmentation
du salaire présidentiel a occulté
le fond, c'est à dire le principe, au profit de la forme,
c'est à dire le montant.
Car dans sa réaction, le président n'a pas fait
que
répondre en attaquant. Il a objecté une
évidence personnelle qui institutionnalise un
principe nouveau, celui du "job
présidentiel" qui transforme
radicalement la fonction élective en un "métier"
ou un "emploi",
avec tout ce que cela implique. En cela la majorité
du personnel politique qui a poussé des cris d'orfraie
à l'annonce du montant du "salaire"
élyséen avait
déjà bien aidé à
faire
passer ce
principe du salariat, convaincu lui-même d'exercer un
métier et non une fonction représentative depuis
que cette notion de "spécialiste" à
été introduite à
l'époque
giscardienne avec les conséquences que nous subissons
depuis.
Ainsi donc, la sincérité du président
n'était pas
feinte quant à la
volonté de se doter d'une
rémunération de PDG en lieu et place
de ce qui ne peut être républicainement qu'une
raisonnable indemnité. Après tout, ne se
considère t'il pas - à l'inverse de ses
prédécesseurs et contre les principes
républicains - comme le PDG
d'une entreprise
qui se nommerait La France ? De fait, s'il faut retenir
une inspiration
à sa vision et à sa compréhension de
la fonction
présidentielle de même qu'à son
impérieux
besoin de "réformer" la
République et le pays,
c'est bien
cette confusion
manifeste entre la nation et une entreprise cotée
au CAC40.
Il ne faut donc pas s'étonner qu'il entende être
considéré comme tel et jouir de tous les
avantages, parfois grossiers ou grotesques, qui vont avec.
D'ailleurs tout le montre, dans le comportement personnel,
dans la
rhétorique, dans l'usage des institutions, dans la
façon de gérer
la démocratie comme on
"manage"
maintenant les rapports dans l'entreprise, dans la
fascination pour les
success stories à l'américaine, dans le travail
sur l'image qui ressemble tant à un plan
marketing-notoriété, dans les
amitiés, dans le rapport à l'argent, etc... Par
voie de conséquence, il ne faudra pas non plus
être surpris que la République et la
société entière ne soit l'objet d'une privatisation
globale avec toutes les conséquences -
souvent dramatiques - que sont capables d'engendrer les "grands
patrons" des "grandes entreprises new look".
L'époque est bien révolue où un De
Gaulle - quoi qu'on pense du personnage - refusait l'octroi des deux ou
trois étoiles supplémentaires qu'on lui proposait
au prétexte qu'elles lui donneraient un rang en
conformité avec son destin et se satisfaisait de sa pension
de général en retraite. Il est vrai
qu'à cette époque le mérite ne se
traduisait pas en volume de stock options mais en respect pour la
valeur d'âme qui, comme on le sait n'a pas de compte
à rendre aux actionnaires.
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"Maréchal, nous voilà !".... en attendant, "Maître, voici vos dévoués sujets" ?
De tous temps, il y a toujours eu deux
façons pour les dirigeants politiques d'obtenir le
respect de la population. Soit le mériter
naturellement,
soit l'imposer. Comme la première hypothèse est
rarement réalisée ou en tous cas pas longtemps,
c'est la seconde que l'on rencontre le plus souvent. Dans ce second
registre, la méthode proposée par Gordon
Brown a été éprouvée de
maintes fois et pas seulement dans le domaine politique. Elle consiste
à personnaliser
la fonction du dirigeant de telle sorte qu'il
incarne l'histoire, l'âme et les valeurs du drapeau, du
régime ou de l'institution dont il est provisoirement le chef.
Cette
manipulation permet de renforcer
la
légitimité ou la valeur personnelle
défaillante du dirigeant et de sa cour tout
en culpabilisant
ceux qui voudraient les remettre en cause. Hier,
c'était "S'opposer
au roi, c'est braver Dieu", aujourd'hui c'est "Fustiger le
président, c'est s'attaquer à la
république et à la démocratie".
Cependant, cette technique éprouvée s'oppose au
paradoxe de la mondialisation qui abat
les frontières,
les souverainetés et les cultures qui sont les
bases sur lesquelles s'appuie la légitimité
que le pouvoir s'approprie pour exiger le respect de ses
dirigeants, lesquels sont par ailleurs les artisans de la
fusion des nations dans la mondialisation politique. Pourquoi
donc s'enfoncer dans cette schizophrénie au risque d'y
perdre la crédibilité ?
Comme ce n'est pas le moindre exemple d'incohérences qui
animent les dirigeants de moins en moins démocratiques et
que par ailleurs l'exercice de leur gouvernance s'accompagne d'une bonne
dose de manipulation, cette nouvelle
incohérence pourrait donc ne pas être le fruit
d'une imbécillité supplémentaire. En
effet, la technique d'obtention du respect du au dirigeant
par son amalgame à la symbolique de la nation*,
nécessite que cette dernière ait encore une
légitimité pour les populations, ce qui reste le
cas malgré (ou à cause de) la globalisation
galopante. On aura donc compris que l'usage
des références ancestrales
légitimées par le peuple offre la seule
possibilité d'introduire le respect pour ses dirigeants,
puis de le contraindre
à une série d'obligations et enfin
de réprimer
très sévèrement les manquements
à ces obligations imposées. Il est
bien temps ensuite de gommer
les références qui ont servi à la
légitimité de l'amalgame dirigeants-nation pour
imposer la seule sacralisation du chef... quel qu'il soit
dans l'avenir.
Si le large consensus des citoyens anglais autour du respect qu'ils
portent à la Reine offre une base idéale pour
remettre au goût du jour une forme de l'ancien "Maréchal, nous
voilà !", il ne faudrait pas croire que nous
sommes de l'autre coté de la Manche à l'abri d'un
tel appel forcé à la sacralisation
du chef intouchable et à la répression
de la moindre atteinte à sa légitimité
ou à son image. Il suffit pour s'en convaincre
de relever les nombreuses marques de la manipulation qui nous y
conduit, comme le retour suspect de la Marseillaise dans les
écoles ou encore la nomination d'un "cyber
espion" chargé de surveiller sur
Internet la diffusion des informations, caricatures et critiques sur le
chef de l'Etat.
* notion différente de
celle de l'Etat.
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Le premier but du traqueur Internet d'images sarkoziennes non conformes: Servir d'épouvantail.
Les
marques d'attention et les compliments poussés du
président français envers le très
inquiétant M. Poutine ont pris parfois
un tour
très
amical débordant du cadre diplomatique. Quelque chose comme
une
connivence quant à la conception du pouvoir,
la façon de
l'exercer en autocrate et une complicité dans la
connaissance des moyens d'anesthésier les
populations en maniant le chaud et le froid, les slogans populaires et
la main de fer, les évidences et les mensonges, les
amitiés et les trahisons.
Aussi, à la lumière des pratiques de ce
très cher et très démocrate M.
Poutine, la nomination de ce jeune
et novice cyber-espion semble n'avoir de portée
que dans l'annonce de son existence. En effet, son
"travail" étant efficacement et
discrètement déjà du ressort des RG et
de la DST
réunis, on ne voit pas bien ce qu'il
pourrait y apporter de plus techniquement et professionnellement, ne
serait qu'en raison de l'inexpérience de son jeune age.
Dès lors, deux significations chargées de
l'habituel
message destiné à véhiculer la peur et
la culpabilité se
dégagent de cette nomination. La
première serait
d'avertir
qu'il ne faut plus toucher à l'image du président
sur Internet, avant de ne plus être
autorisé sans risques à en faire la critique. La
seconde serait de détourner,
par la potentialité d'être
considérés à terme comme complices,
les internautes qui visitent les sites
où le comportement, les fréquents
dérapages
et les incohérences présidentiels sont
stigmatisés par la caricature
qui est la forme traditionnelle et incisive de l'expression
populaire.
Les monarques appréciaient
les fous du roi parce qu'ils illustraient les
sentiments du peuple et que cela leur permettait
de "naviguer"
au mieux entre leurs désirs et le maintien du calme
populaire. A l'inverse les présidents
accros à la surveillance des citoyens ne peuvent
s'empêcher de vouloir briser les vrais
thermomètres de leur
impopularité dont ils savent bien qu'elle apparaît
rapidement quand les illusions sont trop
grosses. Hélas, l'histoire montre
que ce genre de choix envoie
d'abord les citoyens les plus forts et les moins manipulables dans les
prisons, puis conduit presque toujours les usurpateurs au
bout des
fusils d'un peloton d'exécution sommaire ou d'une
corde comme Ceucescu ou Mussolini,
et réserve enfin à ceux qui meurent dans
leur lit la paternité étymologique d'expressions
évocatrices de l'abject comme régime stalinien,
folie
hitlérienne ou comportement à la
Néron.
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M. Sarkozy installe la France dans l'ère de l'Europe: La démocratie sans le peuple.
"A
l'école, on m'a appris que la
Turquie se trouvait en Asie mineure". C'est ainsi que le
candidat Sarkozy s'alliait, avec l'ambiguïté
manipulatrice
qu'on lui connaissait déjà, les voix
électorales de ceux qui ne souhaitaient pas la voir
intégrer dans l'Europe. Un an plus tard,
les voix engrangées ne lui étant plus
utiles, le
président Sarkozy va faire
supprimer de la constitution la tenue du référendum
populaire que M. Chirac avait rendu obligatoire
comme préalable à l'acceptation par la
France de tous nouveaux membres dans l'Union
Européenne. C'est la seconde fois en quelques semaines que la
souveraineté populaire va être expurgée
de la constitution par les "représentants du peuple",
après la manipulation
du Traité de Lisbonne.
Cependant, cette deuxième trahison des citoyens -
car il s'agit bien d'une haute trahison - ne devrait pas surprendre,
puisqu'elle était programmée
dans la stratégie des europhiles lorsqu'ils ont
soufflé à M. Chirac l'idée de ce
referendum préalable dont l'unique but était d'évacuer
la "question turque" des arguments avancés en 2005 par les
opposants à la Constitution européenne.
L'histoire a montré que la ficelle était trop
grosse puisque l'adhésion turque est
restée la
plus importante motivation des sympathisants de droite ayant
rejeté la Constitution. A elle seule,
cette absence de confiance révélait une
double prise de conscience par les citoyens. D'une part,
que la "promesse
solennelle gravée dans le marbre"
serait effacée à la première
réquisition des élites bruxelloises. D'autre part
que la
constitution française n'était plus
considérée par le personnel politique - de gauche
comme de droite - comme une charte sacrée, mais
comme un vulgaire
texte modifiable en fonction des besoins du moment.
A cette perte de confiance citoyenne, confirmée par le rejet
de la Constitution européenne, la majorité de la
classe politique qui est avant tout européaniste, a
trouvé la parade en répondant par une cynique
défiance: Vous ne voulez pas de notre Europe ? Nous
ne voulons pas de votre consentement ! Vous criez au déni de
démocratie ? Exit la voie
référendaire et la démocratie c'est
nous !
Sur ce point, la
responsabilité de M. Sarkozy dans ce qu'il faut bien appeler
la fin de la souveraineté populaire, est partagée
par la majorité de la classe politique, pas
mécontente d'avoir pour l'occasion l'homme capable de faire
passer en force l'inacceptable et d'assurer de la
même manière le passage vers la
VI° république dont la constitution sera la
transposition de
la Constitution européenne.
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Aux jeux télé, Farid ou Malik peuvent jouer et même gagner, mais pas Islam. Trop symbolique !
Le
rôle
de manipulation
et de conditionnement de la majeure partie
des
émissions
télévisées grand public
n'est plus
un secret, notamment pour ce qui concerne les journaux
télévisés. Partant de ce constat et
avec un peu d'expérience, il est
facile à partir du décryptage
des "messages" de conditionnement qu'instille
chaque nouvelle émission de jeux ou de real TV
dites de
divertissement, d'en traduire les
nouvelles règles
sociales qui vont nous être imposées.
Il en est ainsi du
très évident principe de l'enfermement d'un Loft
Story qui prépare
à l'acceptation
de la
vidéo-surveillance permanente et globale ou du
plus subtil Kho-Lanta qui met en valeur trahisons et
manipulations comme clés implicites permettant de
sortir vainqueur d'une situation
où la solidarité était jusque
là la seule
solution et qui conditionne d'une part à
l'égoïsme, au mensonge, à la
manipulation et
à la froideur cannibale sensés être les
seuls moyens de survivre
dans l'environnement de misère qui s'en vient et d'autre
part au fait que la règle du destin à venir fixe
à un petit nombre ceux qui seront
autorisés à s'en sortir.
Bien évidement, ce qui est valable pour les
émissions
destinées aux adultes et aux adolescents l'est plus encore
pour les émissions destinées aux plus jeunes. Il
suffit de
jeter un oeil sur l'un de ces programmes pour comprendre comment on implante
par les émotions des repères dans le
cerveau des tout -petits.
C'est donc dans la perspective du formatage
des jeunes
téléspectateurs plus que dans le
racisme au premier degré qu'il me semble
intéressant de décrypter la
"sélection" des
"scénaristes" de l'émission In ze boîte.
Si la responsabilité de leurs casteurs
s'arrête aux effets du formatage
à la stricte application des
règles de la laïcité publique
primaire pour éliminer Islam mais pas Ali
ou Mouhamad, il n'en est pas de même de la logique qui ne
veut pas prendre
le risque de montrer aux chères têtes blondes la
possible victoire d'...
Islam.
En effet, le fait que ce ne soit pas la couleur du
prénom qui pose problème mais sa signification,
trahie pour les "consciences" qui veillent sur les
scénaristes de ces émissions l'importance de la
dimension
du "choc de
civilisations" vers
lequel nous amènent les tenants de "l'axe du bien"
auxquels nous sommes maintenant pieds
et poings liés et auquel il est important pour eux
de ne pas associer le sentiment d'échec dans le
cerveau des jeunes, même subliminalement.
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Avec la discipline, le secret est la
force des armées et la condition
de la victoire. Ainsi, il convient de rappeler que si leurs
chefs (présents ou en retraite) sont amenés
à parler en période de tension
guerrière, ils ne le font qu'en
étant animée par le besoin d'intoxiquer
l'adversaire, de conditionner le moral des populations, de flécher
les interrogations et les regards hors de la
réalité des dispositifs mis en place ou de les
diriger vers des leurres et de ne surtout pas
révéler les intentions, les stratégies
et les buts recherchés par le pouvoir politique et militaire
qui commandent les troupes. De ce fait, attacher la moindre importance
à ce que peut dire dans les médias et dans ces
périodes là un "expert militaire" c'est
évidement accepter,
au mieux d'être manipulé et au pire de servir de
relais à la manipulation.
De la même manière, on sait le rôle de
conditionnement qui est celui des principaux
médias, qu'ils soient gouvernementaux ou
privés.
Alors quand les premiers répondent aux micros des seconds,
on ne
peut pas être étonné après
coup d'avoir été roulé dans la farine. En
l'occurrence, si la responsabilité de l'administration Bush
dans cette manipulation des "analystes militaires TV" rejoint la
kyrielle des mensonges dont elle a fait sa
marque de fabrique, il serait injuste de lui en faire porter seule le
chapeau tant les médias américains (et beaucoup
de leurs confrères étrangers) en partagent la
construction.
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Que faisait Jin Jing dans la liste des relayeurs français de la flamme olympique à Paris ?
Au malaise
qu'a laissé le passage de la flamme olympique à
Paris commence à s'ajouter le sentiment d'une opération
de
manipulation. En effet, si nous avons découvert
à
cette occasion que les
autorités chinoises pouvaient
être ordonnateur du maintien de l'ordre sur le
territoire français et que nos
propres forces de police travaillent maintenant "à la
chinoise", nous avons aussi constaté que
les responsables de Pékin ont pris prétexte
de la pseudo
bousculade d'une relayeuse en fauteuil roulant pour en
faite l'icône du mécontentement national
à l'égard des critiques et des manifestations
occidentales et motiver leurs
militants-citoyens disciplinés au boycott des produits et
des commerces français
installés chez eux.
Or, un certain nombre de constatations
semblent
indiquer que ce prétexte n'a pas été
saisi au vol mais pourrait bien avoir été
calculé en amont par la fabrication
pure et simple de
l'épisode. C'est ainsi que l'étrange
absence des mystérieux cerbères
chinois autour de la relayeuse en fauteuil roulant a
éveillé quelques doutes car elle tranchait
singulièrement avec leur omniprésence
paranoïaque tout au long de la
mascarade. Certains ont
aussi émis des doutes - probablement à
tort - sur le
fait que les "manifestants" qui ont approché la relayeuse -
sans grande violence d'ailleurs - étaient des chinois. On
aura aussi noté le comportement de cette relayeuse
qui donnait l'impression de se
préoccuper davantage de la protection fébrile de
la torche que d'elle-même, ce qui prend
après coup un relief
troublant à la