Actualisée
le 13 aout 2008
La
revue de presse qui est mise
à
jour régulièrement est une
sélection
personnelle.

Visitez aussi
La revue de presse - Manipulation
2007
La revue de presse - Manipulation
2008 - 1er semestre
- MATIGNON
Le budget de com' en hausse de 292 %
- L'institut
de sondages CSA racheté par le groupe Bolloré
- Anthrax
: le coûteux fiasco du FBI
- Berlusconi
se ménage l'impunité et Berlusconi se met à l'abri de la justice
- Le
« baromètre » du président
- Un
contribuable messin fait tomber les 48 vice-présidents de
l'agglomération
- Opération
Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents
à la présidence de la République
française
- La
chancellerie donne des instructions sur "la mouvance anarcho-autonome"
- Que
cache l'amitié entre Barack Obama et Nicolas Sarkozy ?
- Suicide
d'un scientifique américain en cause dans le dossier de
l'anthrax
- ALGÉRIE
- Le président Bouteflika s'en prend à la presse
- Bernard
Kouchner s'énerve, France 24 fait disparaître les
cassettes
- IRAN
- Manipulations médiatiques au sujet du départ de
Total
- Russie:
cyber-attaques contre la Géorgie
Les régimes qui utilisent la propagande sont fondés sur la manipulation de masse.
Lorsqu'une entreprise vante ses produits ou ses
services, cela s'appelle de la communication. Par contre quand
un régime vante ses réalisations ou ses
actions on n'a toujours appelé cela la propagande.
Même
si l'époque est à la confusion des genres et
où il est désormais imposé de traiter
la Nation comme une entreprise, personne
n'est dupe sur le véritable sens de
l'explosion du budget "communication" du gouvernement, donc du recours
à la propagande.
On ne pourra donc pas s'empêcher de trouver une
similitude certaine avec l'usage qui en a été
fait au siècle dernier en URSS, en Chine ou dans l'Allemagne
nazie où elle était
confiée à un
ministère qui en portait le nom et dont l'importance
supplantait
quasiment tous les autres.
Cette technique éprouvée de manipulation
des masses a montré qu'elle s'accompagne du rappel
constant à l'omniprésence du Chef
qui va jusqu'à l'évocation de son omniscience, de
son intervention décisionnaire sur tout et n'importe quoi,
de la présence de responsables
clones sans états d'âmes et sans relief
dévoués à la défense du
Chef jusqu'au ridicule, de la mise en
scène d'événements porteurs d'une
symbolique sacrificielle, de la promotion de héros qui
transcendent les épreuves par une mystique à
peine voilée, d'un fond de paranoïa, etc...
A lire les commentaires sur les forums et les courriers des lecteurs et
à entendre ceux qui s'échangent au bureau, au
bistrot ou entre amis sur l'importance de l'investissement
consacré à la propagande gouvernementale qui
s'ajoute à la présence
médiatique journalière du grand Chef et
de sa famille, il est assez rassurant de constater que l'opération
com' du
gouvernement ne fait pas illusion tout comme la
légitimité du régime qui commence
à être clairement qualifié de dictature
par ceux-là même qui ont voté pour son
Chef. Quant à
l'unanimité sur l'incohérence
de la dépense engagée alors qu'on nous a dit que
les caisses sont vides et qu'on ne peut rien faire pour
arrêter le plongeon irrémédiable du
pouvoir d'achat, elle rassure sur le bon
sens de nos concitoyens et sur les limites qu'ils fixent
à la manipulation.
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L'institut de sondages CSA dans la stratégie de propagande du gouvernement et du Chef ?
On sait l'importance
capitale que représentent les sondages dans la
gouvernance des différents secteurs de la
société à commencer par
la politique qui en est l'un des plus gros consommateurs au point
qu'ils remplacent
pour les dirigeants le contact et la perception de la
réalité. On sait aussi
qu'ils sont largement sujets
à caution à la fois par la
forme et le sens des questions qui orientent les
réponses des sondés, par la
présentation, l'interprétation et l'utilisation
des résultats qui orientent l'opinion et par le
crédit qu'y portent les décideurs. De ce
fait, on est amené à considérer que
celui qui réalise le sondage détient un pouvoir
absolu de manipulation sur l'orientation des décisions et
sur les comportements qui y trouveront leurs
justifications. C'est ainsi qu'à la question "Etes-vous pour la paix en Europe
?" 99% des sondés répondront par
l'affirmative et qu'à la question "Pensez-vous que l'Union
européenne soit un facteur de paix en Europe ?"
pas loin de 90% répondront également par
l'affirmative, ce qui permettra ensuite de conclure que l'immense
majorité des européens sont pour l'existence de
l'Union Européenne et donc de la Commission, alors que dans
la réalité une grande majorité la
rejette à juste titre.
On aura donc compris qu'en terme de pouvoir, la
propriété d'un institut de sondages est capitale
pour influer
sur les opinions et les décideurs. Dans cette
perspective, la prise de contrôle de CSA par Vincent
Bolloré, l'ami fidèle de Monsieur
Sarkozy dont on se souvient qu'il lui avait prêté
son somptuaire yacht afin de se préparer à "habiter la fonction
présidentielle" en y faisant sa "retraite", augure
de la qualité
très orientée des futurs sondages politiques
dont l'institut est l'une des références.
Certains avancent même que cette prise de contrôle
s'inscrit dans la
stratégie de propagande que le gouvernement met en place
à grands frais.
Cela ayant le mérite d'être assez clair,
l'essentiel est donc que nous ne soyons pas dupes des prochaines
tendances de l'opinion publique sur la perception des actions
gouvernementales, du Chef et de sa famille, sur le moral des
ménages ou la foi en l'avenir.
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De l'efficacité du soupçon pour fabriquer un coupable destiné à rendre crédible un mensonge.
Cette
affaire de l'Anthrax restera avec le 11 septembre le
principal
prétexte
déclencheur
de la mise en place de Big Brother aux Etats-Unis et par
extension dans
le reste du monde. On se souvient en effet de la fiole brandie au
Conseil de Sécurité de l'ONU par le
secrétaire
d'Etat Powell pour justifier l'invasion de l'Iran en lui donnant la
responsabilité de son usage criminel. Même s'il
s'est
avéré rapidement que l'argument était
aussi vide
que la fiole et que les soupçons sur le "coupable" de
la fourniture du poison ne résistaient pas à la
logique et à la réalité,
le prétexte était suffisant pour jeter
le filet de
Big
Brother et la peur sur la société.
A travers ce qu'a vécu Stephen J. Hatfill,
cette manipulation démontre une fois de plus
l'efficacité de l'emploi
des amalgames souvent grossiers destinés à
créer dans l'esprit des manipulés - c'est
à dire nous - le doute et le soupçon puis la
tentation de relayer
la rumeur pour donner du corps à un
scénario construit de toutes pièces
et ne reposant sur rien de concret. Elle montre donc aussi à
quel point il est de plus en plus nécessaire d'être
le plus septique possible face à la culpabilité
des "coupables" que l'on nous livre et aux
vecteurs de la peur que l'on nous distille pour anesthésier
notre libre-arbitre et nous forcer à nous en
remettre sans états d'âmes aux "solutions"
des autorités. C'est à cette seule
condition du doute sur ce qui nous est offert en pâture
que nous pouvons enrayer la manipulation qui a besoin du délai
pendant lequel notre réaction
provoquée par le scénario nous
empêche de voir son incohérence et ce qu'il permet
de mettre en place. Pour preuve, il convient de constater
que si Stephen J. Hatfill vient d'obtenir la confirmation de
son innocence, c'est que sa culpabilité n'est plus
nécessaire pour donner du corps à cette
"histoire" d'Anthrax puisque ce qu'elle a permis de mettre en place ...
ne peut plus être défait. Par voie de
conséquence, si les véritables coupables ne
seront évidement jamais identifiés
officiellement, nous
n'avons pas de doutes sur leurs origines.
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Les représentants du Peuple italien arment le bras d'honneur de Berlusconi. Cherchez l'erreur.
Jusqu'ici, il y avait deux façons dans
une république ou un régime
démocratiquede se
soustraire à des poursuites judiciaires: la
fuite ou la corruption du juge. Ces deux disciplines plutôt
réservées
à l'élite usaient de l'ombre
derrière laquelle il est possible de piper les
règles du jeu censées s'appliquer à
tout le monde. Monsieur Berlusconi vient d'y ajouter une
troisième solution qui a au moins le mérite de
s'exposer au grand jour tout en servant d'un seul coup pour toutes
les "affaires" susceptibles de lui valoir autant de condamnations.
Et Dieu sait s'il y en a, des connues et des pas connues ! En faisant
voter une loi sur mesure par les "représentants du Peuple"
siégeant dans les deux chambres majeures, il
interdit tout simplement toutes les poursuites contre lui que pourrait
décider de bon droit n'importe quel juge.
Il réalise donc en précurseur la transposition
de
l'impunité dont bénéficiaient les rois
puis les dictateurs, aux quatre dirigeants suprêmes d'une
démocratie que sont le président, le
chef de l'exécutif et les chefs des hautes
assemblées des représentants du Peuple, c'est
à dire les garants de la.... démocratie.
La morale de l'histoire retiendra davantage que ce sont
les pseudos "représentants du Peuple" qui ont
donné à Monsieur Berlusconi le moyen de
rendre légale son immoralité.
Cherchez
l'erreur.
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En politique, rien ne vaut un baromètre anti-fièvre pour faire du malade un bien portant.
Quand un
régime, un gouvernement ou des politique veulent avoir
"bonne
presse" ils ont deux moyens: le
mériter par leurs actes ou la
contrôler par leurs pouvoirs et leurs amis.
Comme le mérite n'est quasiment jamais au
rendez-vous, c'est donc le contrôle médiatique qui
se
charge d'assurer le porte-voix, les compliments
ou même le tressage de couronnes. Cependant
quand le fond est vraiment mauvais, le travail de la forme ne suffit
plus et il est donc nécessaire de bidouiller
un peu ou beaucoup les "baromètres" publics
d'évaluation sociale, économique ou
financière à l'exemple des chiffres du
chômage fournis par l'Anpe ou l'INSEE. Parfois, lorsque
la crédibilité de ces baromètres finit
par ne plus résister à la
réalité et qu'ils en perdent leur
légitimité, il devient indispensable d'en
fabriquer d'autres, extérieurs à l'organisation
publique et à la mesure des objectifs, pour servir
de nouvelle base aux avis journalistiques et créer
la confusion dans l'esprit des citoyens. C'est ainsi par
exemple que l'on a créé des observatoires
privés chargés de donner une
évaluation positive des créations d'entreprises
pour contrer l'incohérence des chiffres
officiels du chômage au regard du constat de son
indiscutable augmentation que fait chaque citoyen par son
vécu quotidien et celui de son entourage.
C'est le cas de cet Institut
Thomas More dont la fonction officielle est de fournir
aux pseudos politiques les "idées" qu'ils n'ont pas,
c'est à dire d'orienter
leurs décisions dans le sens des
intérêts de ses bailleurs de fonds.
On
se sera donc pas étonné qu'il offre aussi les
études et les avis ad hoc, avec tout ce que cela comporte
de.... manipulations évidentes.
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La "rente pécuniaire" des conseillers des communautés d'agglomération.
En général, c'est avec un mépris
certain que les élites politiques taxent
de populistes les slogans populaires qui les
réduisent à de vulgaires
opportunistes
à l'unique recherche d'intérêts
personnels, voir à d'ambitieux capteurs
d'argent publics dont la pratique de la corruption n'est pas le moindre
des moyens. Il s'en trouve même qui - sans rire -
n'hésitent pas à clamer que la
démocratie serait en danger quand on stigmatise un
élu pris la main dans le sac ou qu'on s'interroge
sur la légitimité d'un projet politique
dont le bénéfice évident n'a rien de
collectif ce qui n'est pas le cas de son déficit. Le
célèbre "Tous
pourris" résume à lui seul ces
sentiments populaires qui puisent leur inspiration dans des constats
plus que dans des jalousies. De ce point de vue, ce n'est pas la
"rente" que se sont auto attribués près d'un
tiers des conseillers de la communauté
d'agglomération de Metz Métropole
sous forme de vice-présidences
rémunérées, qui aidera
à le démentir. Le plus remarquable dans cette
histoire - qui n'est certainement pas unique - c'est que les
juges administratifs n'ont pas trouvé anormal en terme
d'organisation et de gestion républicaine le nombre
pharaonique de vice-présidences "exotiques",
mais se sont bornés à retoquer la forme du vote
qui les a instituées, ce qui équivaut
à reculer pour mieux sauter. Le problème est
qu'on ne pourra même pas objecter qu'il suffira aux
prochaines élections d'éjecter les gourmands
conseillers par la sanction démocratique du vote
puisqu'ils... ne sont
pas élus, mais désignés
par le conseil municipal des communes ou ils siègent. A voir
les avantages qui se décident et se
distribuent en "famille"
dans ces organismes publics on comprend un peu mieux pourquoi
ils prolifèrent jusqu'à remplacer
le
pouvoir et les prérogatives des assemblées
élues par les citoyens. De quoi conclure que le
"sentiment
populiste" est vraiment l'expression du constat populaire.
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Les ficelles qui ont fait et animent la marionnette Sarkozy. Article à diffuser sans retenue.
Je n'ajouterai pas de commentaire à cet
article
capital qui se suffit à lui-même car il
donne tous les liens de compréhension
et l'envie de les explorer. Je rappellerai juste qu'à partir
du moment où nous savons, nous ne
pouvons plus invoquer la manipulation pour justifier notre
passivité à commencer par la retenue
ou la crainte à diffuser cet article autour de
nous.
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Aujourd'hui les anarchistes. Demain les libertaires. Ensuite... tous les hommes libres.
Voir ma chronique sur cette info:
Malheur
à ceux qui ne respecteront plus les dieux et les
maîtres de la société orwellienne.
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Nicolas Sarkozy aurait-il annoncé aux initiés le nom du prochain président US ?
Voir ma chronique sur cette info:
Nicolas Sarkozy adoube Barack
Obama futur chef de l'administration US
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Affaire de l'Anthrax, après le faux coupable, le faux suicidé qui fait un bon coupable posthume?
Après le camouflet
infligé
par le "faux" coupable Stephen J. Hatfill, il était probable
que le
FBI
propose un nouveau
responsable dans cette affaire de l'Anthrax. Comme les
thèses du petit chimiste afghan et des
éprouvettes iraqiennes n'ont pas
résisté à l'évidence
de la filière des laboratoires militaires US,
on
pouvait s'attendre à ce que les soupçons
du FBI se portent à nouveau sur un de ses
chercheurs pour remplacer l'innocent innocenté. Par
un curieux hasard du destin, voilà que nous
apprenons le suicide de l'un de ceux-ci et pas des moindres - Bruce
Ivins - considéré comme un "scientifique à la
renommée mondiale et couvert de décorations".
Comme le hasard fait parfois bien les choses, on nous apprend
aussi qu'il était dans le collimateur du FBI au point que "l'accusation
réfléchissait à réclamer la
peine capitale à son encontre" ce qui
justifierait son geste et signerait son aveu posthume. Le hasard
aurait-il fournit une
manière élégante de refermer une
enquête qui s'est obstinée
à ne pas franchir les portes interdites ? La
réponse est contenue dans la question.
Dans tous les cas,
Bruce Ivins aura bien mérité la reconnaissance de
ses employeurs d'abord pour avoir contribué pendant 33 ans
(l'age du Christ !) à la fabrication de ces "virus
militaires" qui font des USA le
maître mondial de la guerre bactériologique
et probablement ensuite pour porter à son corps
défendant la paternité d'une
responsabilité qu'il n'a jamais eue.
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Pour les monarques républicains la presse doit être une agence de communication.
Les
monarques avaient leurs historiens attitrés - sorte de
journalistes
de l'époque - qui rendaient compte de leur règne
pour la postérité. Ils gravaient tous
dans le
marbre de l'histoire officielle la grandeur des actions
royales
et suggéraient plus ou moins fortement le
génie qui
les concevait. A l'arrivée du régime
républicain et des
lois sur la liberté d'expression et d'impression,
l'actualité du pouvoir devait
s'écrire en temps réel et à
plusieurs mains avec plus ou moins de liberté
selon les périodes et la volonté des
élus et des dirigeants en place. De ce fait, le compte rendu
de l'actualité du pouvoir à laquelle les citoyens
n'ont pas accès en direct a donné
l'impression par la liberté de la presse que les
dirigeants ne pourraient plus masquer une
réalité défavorable, des
compétences inexistantes et des actions néfastes.
Si cela a parfois fonctionné avec des journaux
d'investigations, il faut hélas constater que la
majorité des organes d'information a pris
les teintes des courants politiques, philosophiques ou des
intérêts économiques qui les ont
crées pour diffuser leurs idéaux.
Par
voie de conséquence, la presse s'est muée
en instrument
de manipulation pour conquérir le pouvoir ou
s'y maintenir. C'est dire si les nouveaux monarques
républicains ne cessent de la confondre
avec une agence de communication. Au fond, les appellations
changent, mais les missions restent les mêmes. Les monarques
s'appellent dorénavant Présidents et ils donnent
aujourd'hui le nom de journalistes à ceux qu'ils
appelaient historiens. Ceci est valable autant pour Monsieur
Bouteflika que pour Messieurs, Bush, Poutine, Sarkozy, etc...
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Si ce n'est l'honnêteté
intellectuelle, au moins le bon sens fait dire qu'un homme politique
qui nomme sa femme (ou quelqu'un de sa famille) à la
tête d'un média qu'il contrôle,
transforme de facto ce dernier en agence
personnelle de communication. Jusqu'à
présent ce cas de figure ne se rencontrait pas
au-delà d'un conseil général ou
régional et encore avec suffisamment de finesse pour ne pas
attirer l'attention au-delà des initiés. Lorsque
Bernard Kouchner a franchi le pas en nommant Christine Ockrent
à la tête de France 24 avec autant de scrupules et
de "classe" qu'un Berlusconi bardé d'immunité,
nous savions que le
mélange des genres discréditait obligatoirement
la chaîne et que nous ne tarderions pas
à voir l'un de ces croustillants cirages de pompes qui font
les délices de la presse d'un protectorat bananier
ou la mise sur la touche d'un journaliste aux lombaires pas assez
souples. Voilà qui est fait.
Voir aussi:
Même l'arène des
journalistes est remplie de doutes sur la
crédibilité de la reine du JT.
Ockrent-Kouchner: Family trust sur fonds publics et moralité
d'exception.
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Total utilise les médias pour annoncer qu'il part d'Iran... mais y reste en réalité.
La real
politik
est devenue le principal
argument pour justifier de positions jusque
là inacceptables ou que la morale
républicaine
réprouvent. Nous l'avons vu avec la Chine
où
l'illusion d'hypothétiques contrats qui n'ont d'ailleurs aucune
retombées en terme d'emplois pour nous, permettent
de s'affranchir d'une tradition française qui portait
courageusement le discours original de l'humanisme sur la
scène internationale et qui a fait tant de bien aux nations
opprimées devenues de solides amies. Il suffit donc de
mettre en avant ce joker
sans avoir besoin d'en démontrer la pertinence pour naviguer
au grès d'intérêts dont on ne voit pas
le sens public ou la cohérence avec des
déclarations officielles concomitantes. Il arrive aussi
parfois que le risque de l'inconfort
à se justifier publiquement sur certains sujets
pousse à cacher pudiquement la réal politik
économique au prix du silence sur
les contorsions qu'elle procurerait aux discours politiques.
C'est ainsi que Total utilise les médias pour annoncer son
désengagement de l'Iran
alors qu'il y reste tandis que le discours diplomatique ne cesse
de préparer les populations
à faire la guerre à ce pays.
Moralité, la real
politik répond à des
mécanismes dont la
logique apparente cache des motivations qui
appartiennent au dessous
des cartes.
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Les barbouzes d'Etat sont les meilleurs terroristes de l'Internet.
Compte tenu de l'importance et de la
variété des virus et autres programmes
malveillants qui infestent nos ordinateurs, on a du mal à
croire qu'ils soient l'oeuvre de petits génies pervers et
isolés ayant trouvé matière
à accomplir leurs fantasmes grâce
à Internet en jouissant par avance des
dégâts qu'ils occasionnent. S'il y a bien eu
quelques malins qui se sont amusés, ni vus ni connus,
à déposer leurs bouts de code
facétieux dans les replis d'un mail, d'un fichier ou d'une
image à télécharger, ils n'expliquent
pas les cybers
attaques qui nécessitent des moyens à la hauteur
des sombres objectifs de leurs initiateurs. L'attaque dont
vient de faire les frais la Géorgie lève pour une
fois le voile sur ce que nous subodorions depuis longtemps,
à savoir que l'immense majorité des cybers
attaques proviennent d'organismes d'Etat ou d'Agence de renseignement.
Ainsi, la prochaine fois que votre PC présentera les
symptômes de la maladie et qu'on vous parlera des terroristes
de l'Internet, songez plutôt à la
barbouze en costume cravate dont l'objectif est de vous rappeler que
vous êtes... à sa merci et que de la Toile
informatique à la toile d'araignée qui enferme
dans ses mailles, il n'y a pas l'ombre d'une
différence.
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